La troisième édition du prix «Kaki d'or» des textes théâtraux, a été lancée, jeudi ,à la maison de la culture Ould Abderrahmane-Kaki de Mostaganem. S'étalant sur deux jours, ce concours initié par le commissariat du Festival national du théâtre amateur, enregistre la participation d'écrivains et dramaturges, en majorité des jeunes, et de coopératives théâtrales du pays qui présentent 29 textes dont un en langue amazighe. Les concurrents sont en lice pour trois premiers prix (or, argent et bronze) en plus du prix du jury, selon le commissaire du festival, M. Djamel Bensabeur. Les œuvres seront évaluées par un jury composé de l'auteur et réalisateur Othmane Mokhtar comme président, du critique de théâtre Nawal Brahim et du dramaturge Abaous Benbrahim. Le commissaire du festival a indiqué que cet événement culturel constitue une occasion pour les participants de mettre en évidence leurs textes à même de promouvoir le théâtre en Algérie, tout en notant que le commissariat dispose actuellement de 80 scripts de théâtre traitant de diverses questions sociales, culturelles et économiques. Tous les textes seront publiés cette année dans une série de recueils pour servir d'archives aux auteurs et seront susceptibles d'être adaptés pour la scène. La cérémonie d'ouverture du concours a été marquée par la présence de plusieurs acteurs de renom du 4e art comme Fatiha Berber et Hassan Benzerari. Ce dernier a estimé, à cette occasion, que cette manifestation, devenue une tradition annuelle, offre aux jeunes écrivains et romanciers, l'opportunité de montrer leurs capacités dans le domaine de l'écriture théâtrale, tout en appelant à intensifier les sessions de formation au profit des auteurs et des acteurs. Des spécialistes ont animé à cette occasion des conférences sur «la réalité de l'écriture théâtrale en Algérie». Le critique de théâtre et professeur au département des arts dramatiques à l'université d'Annaba, M. Ahmed Cheniki, a estimé qu'il n'existe pas, actuellement en Algérie, de textes forts qui accrochent le public.