Les réserves gigantesques de minerais dont le cuivre et le lithium ainsi que le fer, l'or et le niobium en plus du cobalt découverts par des géologues américains étaient portés dans des documents cachés par les Afghans suite au retrait de l'ex-URSS. Une découverte effectuée par des géologues et responsables dépendants du Pantagone dévoilent ainsi les motivations majeures de l'invasion de l'Alliance atlantique de l'Afganistan en 2001 et le soutien américain à Kaboul du temps de la présence soviétique dans ce pays. Si l'annonce de cette découverte par le journal américain New York Times, a été faite hier, il est à noter que l'existence de ces gisements sous le sol afghan n'était pas un secret pour le peuple afghan, voire même des Russes. Le journal américain évoquait que «les cartes et les données collectées par les experts miniers soviétiques» durant l'occupation de l'URSS de l'Afghanistan «avaient été cachées et mises à l'abrispar les Afghans suite au retrait de l'ex-URSS de Kaboul». L'ingénieur afghan Ahmed Hujabre qui travaillait au ministère des Mines dans les années 70 rapporte le même journal a soutenu qu'«on avait les cartes, mais il n'y eu pas de suite, parce qu'on a eu 30 à 35 ans de guerre». Des richesses très loin de constituer le moteur du développement et de la prospérité du peuple afghan mais la source principale de ses malheurs et de ses souffrances. Des richesses nécessaires à nourrire la pérennité et à la suprématie de la machine économique des grandes puissances en plus de la position géographique de l'Afghanistan pour la mobilité de leurs économies à long terme. Par ailleurs, si le titre américain relève que le président afghan, Hamid Karazai a «été informé récemment par un responsable américain» ceci est loin d'être convaincant. D'autant plus que nul n'ignore les accointances et la proximité marquant les relations entre M. Karazai et l'ex-Président américain, qui, sous son mandat, l'Otan s'est empressée d'occuper Kaboul prétextant, l'élimination des Taliban du pouvoir, mais qui, depuis ces deux dernières années, Washington œuvre à un dialogue politique avec eux accentué depuis la réélection à la présidence afghane de Hamid Karzaï. Il est à noter que la guerre en Afghanistan a coûté des milliards de dollars et des pertes considérables de soldats des armées de l'Otan ce qui n'est pas moindre en plus des pertes vertigineuses dans les finances, conséquences de la crise économique dans ces même pays constituant l'Otan, dont les USA. Autant d'éléments poussant Washington et ses partenaires de l'Otan à emprunter la voie du dialogue avec les Talibanspour mieux répondre à l'empressement de l'exploitation de ces richesses pour engraisser leurs caisses au vu de l'étendue et de la continuité de la crise. Par ailleurs, avant l'annonce de cette découverte hier, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Afghanistan, Staffan Mistura, a indiqué, samedi dernier, qu'il va y avoir une révision de la liste noire des Nations unies des organisations terroristes. A ce propos, il est question du déplacement d'une commission onusienne à Kaboul, à propos de laquelle M. Mistura a soutenu que «certaines des personnes sur la liste sont peut-être déjà mortes» et que «la liste pourrait être complètement dépassée ». M. Mistura qui est aussi le chef de mission d'assistance de l'ONU en Afghanistan a souligné que la révision de la liste «doit se dérouler d'ici la fin du moi». Une démarche en réponse à la demande exprimée par l'assemblée traditionnelle des chefs de tribus afghans. Ces derniers ont demandé le retrait de noms de plus de 70 Taliban des listes noires internationales de l'ONU, l'UE et les USA. Ceci au moment où le Président afghan, a ordonné, pour sa part le réexamen des dossiers de centaines de prisonniers soupçonner de liens avec les insurgés afghans en vue de mettre fin au conflit armé dans son pays et entreprendre une politique de réconciliation nationale afghane.