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Retour de manivelles
Les empires coloniaux en crise (XVIIe-XVIIIe siècles)
Publié dans La Nouvelle République le 17 - 07 - 2010

Les grandes puissances européennes s'étaient taillé des empires coloniaux colossaux contribuant, ainsi, à la prospérité des sociétés dans le Vieux Continent.
Malgré une rivalité extrêmement tendue qui a duré de longues décades, émaillées d'innombrables incidents et de guerres, les Etats coloniaux étaient arrivés à délimiter leurs territoires d'influence atténuant, par là, les tensions internationales…
Le «pacte colonial»
Entre temps, les conditions économiques avaient changé. Aucune métropole n'avait pu réussir à respecter le «pacte colonial» en fournissant à ses colonies la totalité des produits qui étaient nécessaires à leur subsistance et en absorbant toute la production coloniale. Il fallait, donc, abandonner le principe de l'exclusif, et cela avait lieu, d'abord, dans les îles des Antilles, où, successivement, les grandes puissances coloniales à l'image du royaume de France (1759), de la puissante Angleterre (1762) et du grand empire espagnol (1765) relâchaient les liens de leur contrôle. C'est ainsi qu'en France, on parlera d'«exclusif mitigé». De plus, l'Angleterre, pour sa part, transformée par la grande révolution industrielle qui avait bouleversé tout le pays dans tous les aspects de la vie, était encore à la recherche d'autres débouchés que ceux qui lui étaient offerts par ses seules colonies. Bien que celles-ci étaient immenses, très riches et dissiminées à travers les continents, elles ne parvenaient pas, néanmoins, à satisfaire en denrées alimentaires, en métaux et en produits agricoles – pourtant très variés – le marché intérieur britannique très vorace.
Vers une prise de conscience nationale
Par ailleurs, et du point de vue purement social, l'implantation européenne avait fait naître des forces nouvelles distinctes de celles des pays dont elles étaient issues. Habitués à un régime de quasi-autonomie, les colons anglais d'Amérique tenaient, essentiellement, au respect strict de leurs libertés. En Amérique latine, dominée par les Espagnols et les Portugais, les éléments créoles prétendaient disputer aux Espagnols les nombreuses places que ces derniers se réservaient. Un grand voyageur A. von Humboldt avait rapporté que, dès la fin du XVIIIe siècle, il était courant d'entendre dire : «Yo no soy español ; soy americano». Ces paroles traduisent éloquemment une prise de conscience nationale très marquée chez les peuples de l'Amérique centrale ainsi que ceux de l'Amérique du Sud.
Les idées libérales dans les métropoles colonisatrices
Le mouvement des idées allait, lui, dans le même sens. En Angleterre, comme d'ailleurs, en France, le libéralisme s'accompagnait d'une critique virulente de la colonisation. A côté du thème du «bon sauvage» et des horreurs commises par les colons européens (comme disait l'abbé Raynal), on invoquait les dangers du dépeuplement (Montesquieu, Voltaire), les bienfaits de la liberté commerciale (Adam Smith, Jeremy Bentham), la précarité des conquêtes coloniales (Turgot). Les «anticolonistes» devenaient une force, appuyés par les mouvements humanitaires d'Angleterre, qui combattaient la traite et l'esclavage, et par les héritiers de la Révolution française de 1789, qui se rappelaient la déclaration fameuse de l'un des héros de cette dernière, Robespierre : «Périssent les colonies, si vous les conservez à ce prix» (c'est-à-dire l'esclavage).
Les caractères et les limites
du colonialisme européen
L'un des caractères les plus apparents de la crise du colonialisme européen est incontestablement l'amenuisement des empires coloniaux. Certaines pertes, qui étaient survenues au cours des guerres au détriment de la France, de l'Espagne ou de la Hollande et au profit de la «Perfide Albion» (l'Angleterre), n'étaient pas assez significatives dans l'optique de la crise envisagée. Mais deux l'étaient de façon fort éminente. Quelles sont-elles ?
C'est, d'abord, l'émancipation des treize colonies anglaises d'Amérique (1774-1783), à l'issue d'une grande révolution qui avait marqué la naissance des Etats-Unis, futur «gendarme» de la Planète. C'est, ensuite, le soulèvement des nombreuses colonies espagnoles (1810-1824), qui avait abouti à l'éclatement des anciennes possessions de Madrid en huit républiques (quinze par la suite), tandis que, par des voies différentes, le Brésil s'érigeait en empire indépendant (1822) se démarquant, ainsi, du Portugal. En 1823, le président des États-Unis, James Monroe (1758-1831), devait condamner tout nouvel essai de colonisation en Amérique (le slogan était «l'Amérique aux Américains»). Politiquement, la face du monde occidental avait radicalement changé et cela allait de soi.
L'évolution était moins perceptible dans le domaine économique, où le fait essentiel sera la disparition des grandes compagnies en France et en Hollande, tandis qu'en Angleterre, la Compagnie des Indes orientales se maintiendra jusqu'en 1858.
Cependant, cette grande crise ne pouvait guère être comparée à celle qui emportera la colonisation un siècle et demi plus tard. Outre qu'il ne s'agissait pas d'une crise générale, il faut remarquer que les grands voyages en Océanie livraient à l'expansion coloniale de nouveaux espaces (Australie, Nouvelle-Zélande, îles du Pacifique etc.) et que l'Afrique commençait à s'entrouvrir lentement. René Caillié à Tombouctou, avait déclaré, en 1828, : «Le temps du monde fini n'est pas arrivé.» De plus, les populations autochtones n'avaient guère été concernées par les problèmes d'émancipation : ce sont, en effet, des colons qui s'étaient soulevés contre leur métropole sans condamner le fait colonial dont ils étaient les purs produits et sans penser, bien sûr, à modifier leur comportement à l'égard des indigènes lorsqu'il en restait.


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