Si la Haute-Kabylie n'a pas été épargnée par le brasier, l'on déplore des foyers du côté de Yakouren, son prolongement naturel dans l'Akfadou, Adekar, et notamment Aït Allouane qui a été particulièrement touchée. Des incendies, selon les vilageois, qui n'ont rien de naturels. En effet, dans le village d'Aït Allouane, le feu a atteint même certaines maisons, sans parler de pertes importantes de cheptels occasionées par ces feux suspects. Dans le Sahel, les feux se sont propagés et atteint autant les villes côtières Souk El-Tenine, Melbou que les plateaux de Tawridjt et Darguina Béjaïa où de deux incendies se sont déroulés, dont un a été maîtrisé. Si pour l'heure, alors qu'on parle de catastrophe au niveau des forêts, puisque neuf ont été réduites en cendres, la PC, les agents forestiers, de la population poursuivent leurs efforts pour lutter contre ces sinistres dévastateurs. Côté bilan, devant l'ampleur des dégâts et surtout l'avancement des feux, il est quasiment impossible de le dresser. L'heure est à la lutte, celle-ci s'avère pour autant inégale. Faut-il souligner que tous les moyens mis en œuvre s'avèrent insuffisants, face à l'immensité et l'éparpillement des brasiers ? C'est encore la forêt, les oliveraies, les bêtes… partout, c'est un paysage désolant qui s'offre alors qu'heureusement et à l'exception d'un pompier blessé, aucune perte humaine n'est à déplorer. La Protection civile est en alerte maximale pour maîtriser les feux restants qui se propagent ici et là, et surtout sécuriser et protéger les citoyens et leurs biens.