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Pour l'émergence d'entrepreneurs dynamiques et d'une prospérité partagée
Relations USA-Europe-Maghreb
Publié dans La Nouvelle République le 29 - 11 - 2010

Or, les échanges intra-maghrébins ne représentent que 3 % et les échanges intra-pays arabes moins de 6 % en moyenne en 2008/2009, un taux dérisoire malgré de nombreux discours politiques, loin de la réalité économique. Le dernier rapport de la Banque mondiale 2009 souligne que l'intégration maghrébine pourrait permettre une croissance du Maghreb de plus de 3/4 points qui aura une répercussion positive sur la création d'emplois et donc sur le niveau du taux de chômage. Alors, on pourrait imaginer les importantes économies d'échelle, les gains de productivité si l'intégration maghrébine pouvait se réaliser.
II) L'intégration économique de l'Afrique du Nord facteur d'adaptation aux défis de la mondialisation
1) Dépasser la vision étroite des micro-Etats suicidaires pour les pays du Maghreb
Le Maghreb a un poids économique insignifiant au sein du commerce mondial et, d'une manière générale, la région méditerranéenne est frappée actuellement par une récession économique avec un écart croissant, les pays de l'UMA ayant un PNB par tête qui représente moins de 15 % de ceux de la CEE. Le rapport de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) paru en janvier 2009 sur cette région précise que l'écart de richesse entre les deux rives de la Méditerranée est le plus fort au monde, avec un PIB annuel par habitant qui se situe en moyenne dans un rapport de 1 à 10. Entre le Maroc et l'Espagne, il est par exemple de 1 à 12. Cette situation dramatique s'aggrave depuis plusieurs années avec son lot de tensions inévitables, l'augmentation significative de l'émigration vers l'Europe et le risque de voir à terme la région s'embraser à la moindre occasion. L'OCDE estime qu'il faudrait créer au sud de la Méditerranée au minimum 40 millions d'emplois dans les quinze prochaines années pour seulement maintenir le taux de chômage à son niveau actuel. Il est peu probable, compte tenu de la situation économique des pays de la zone européenne, de solutionner à brève échéance ce problème majeur, et ce malgré les meilleures volontés affichées. Toujours selon l'OCDE, «le flux d'investissements européens dans la zone est anormalement faible : l'Europe ne réalise que 2 % de ses investissements en Méditerranée, alors que les Etats-Unis et le Japon investissent respectivement 20 et 25 % de leurs investissements dans ‘'leur'' sud. La Méditerranée sera l'une des régions du monde les plus touchées à court terme par les conséquences du changement climatique, dont la désertification méditerranéene». Cette récession s'explique par différents facteurs dont le manque d'homogénéisation économique pour des raisons essentiellement historiques et sociologiques et qui fait fuir les capitaux vers d'autres cieux plus propices. Dans ce cadre, les Etats-Unis, du fait de leur puissance économique, pourraient inverser cette tendance, tout en s'appuyant sur de nouveaux réseaux pour favoriser l'épanouissement des libertés individuelles et collectives.
2) Intégrer l'émigration maghrébine
Dans ce cadre, l'émigration maghrébine et africaine, ciment des liens culturels, peut être la pierre angulaire de la consolidation de cette coopération et de cette intégration au sein de l'espace euro- méditerranéen. C'est un élément essentiel de ce rapprochement du fait qu'elle recèle d'importantes potentialités économiques et financières. Car la promotion des relations entre, d'une part, les Etats Unis et l'Europe et le Maghreb et, d'autre part, le Maghreb et l'Afrique et sa communauté émigrée, doit mobiliser à divers stades d'intervention l'initiative de l'ensemble des parties concernées, à savoir le gouvernement, les missions diplomatiques, les entrepreneurs, les commerçants, les universités et les compétences individuelles. L'engagement implicite caractérisant les relations entre la communauté émigrée et les pays d'origine ne doit pas occulter les légitimes intérêts strictement économiques des parties concernées pour garantir la rentabilité et la pérennité des opérations engagées. Les pouvoirs exécutifs devraient veiller, dans le cadre organisationnel et législatif, à alléger l'ensemble des procédures administratives afin de favoriser la promotion de l'investissement et les échanges commerciaux, à l'instar de pays qui utilisent leurs compétences nationales localisées à l'étranger comme point d'appui au développement national. Cela permettrait, par des actions concrètes, de promouvoir la synergie de systèmes privés, politiques et administratifs pour développer une approche «coopération» avec l'Europe qui pourrait être mieux perçue par l'interlocuteur maghrébin et africain qu'une approche purement commerciale.
3) Les objectifs stratégiques de l'intégration économique
Pragmatiquement, pour réaliser l'intégration maghrébine, on peut envisager plusieurs axes : la solution maximale qui impliquerait la signature d'un traité instituant l'Union économique maghrébine avec fixation d'un calendrier relatif à l'élimination des droits de douane et des restrictions contingentaires, l'établissement d'un tarif extérieur commun, l'harmonisation des politiques économique, fiscale et monétaire et, enfin, la mise en place d'institutions communes dotées de pouvoir de décisions. La solution minimale qui ferait de la création progressive d'une union économique une simple déclaration d'intention, les seuls engagements juridiques se limitant à la participation périodique à des négociations sur les concessions tarifaires ou sur les choix des lieux d'implantation d'industries nouvelles. La solution intermédiaire est fondée sur l'interaction entre la libéralisation commerciale et l'harmonisation industrielle. Cette solution devrait couvrir une période de cinq ans au cours de laquelle les pays maghrébins s'engageraient à des réductions linéaires (10 % par exemple par an) des droits de douane et des restrictions quantitatives frappant les produits échangés, à l'établissement d'une liste d'industries à agréer et dont les produits seraient assurés de la libre circulation et de la franchise sur le marché maghrébin, à la création d'une banque maghrébine d'intégration pour financer les projets d'intérêt commun et favoriser cette industrialisation simultanée et équitable, à l'institution éventuelle d'une union des paiements et, enfin, à l'harmonisation de leurs politiques commerciales à l'égard des pays tiers pour ne pas compromettre plus tard l'institution d'un tarif extérieur commun. Après cette banque d'investissement, une banque centrale et d'une Bourse maghrébine pourraient être, dans une seconde phase, créées car elles doivent précéder nécessairement à la création d'une monnaie maghrébine devant s'insérer à l'horizon 2020 à travers des réseaux dans le cadre de la future création d'une banque centrale et d'une Bourse euro-méditerranéenne. Comme il y a lieu d'accorder une attention particulière à l'action éducative car l'homme pensant et créateur qui est, avec la bonne gouvernance, les deux fondamentaux du développement du XXIe siècle, devra être à l'avenir le bénéficiaire et l'acteur principal du processus de développement. C'est pourquoi je préconise la création d'une université euro-maghrébine et américano-maghrébine et d'un centre culturel de la jeunesse comme moyen de fécondation réciproque des cultures et la concrétisation du dialogue soutenu pour éviter les préjugés et les conflits sources de tensions inutiles.
(A suivre)


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