Depuis quelques semaines, des feux rouge et vert pour piétons ont été implantés dans les infrastructures routières du centre-ville. Ces nouveaux feux ont été mis en place afin d'harmoniser le trafic pour les piétions et les automobilistes, et d'apporter dans ce cadre quelque organisation. Normalement, quand, au bout d'un boulevard, «le petit bonhomme» passe au vert, tous les conducteurs, absolument tous, doivent stopper leurs véhicules et laisser les piétons passer. Mais le problème est que quand, à l'angle d'une avenue, on butte sur une autre à ce moment-là, quand bien même le petit bonhomme de la première avenue soit au vert, cela n'empêche les véhicules de la seconde avenue d'emprunter celle de la première. Et la question légitime que se posent les piétons est la suivante : dans ce cas, à quoi servent les feux pour piétons ? Car il faut savoir que, dans la norme, quand le feu pour piétons est au vert, la rue, l'avenue ou le boulevard ne doivent appartenir exclusivement qu'au seul piéton. Or, ce qu'on constate est que, de façon systématique, quand le feu est au rouge pour les voitures, il l'est au vert pour les piétons, et cela sans se soucier du fait que dans l'intersection, le feu est au vert pour les voitures. Bref, un véritable cafouillage en somme !