Depuis quelques jours, la petite ville d'Ibn Ziad, distante d'une vingtaine de kilomètres de Constantine, vit une situation inhabituelle. Une pétition circule dénonçant «le retard que connaît la construction de la mosquée Abdallah Ben Amor de la cité Annasr» dans la ville en question. Selon le président de l'association de ladite mosquée, Med Chérif Meslem, «près de 500 citoyens ont déjà signé cette pétition qui reste d'ailleurs ouverte». Certains de ces signataires ont même déclaré, «qu'ils sont prêts à marcher sur le siège de l'Hôtel de ville en signe de protestation». Et de poursuivre «c'est que cela fait maintenant sept mois que le projet de réalisation de ce lieu de culte attend le lancement des travaux pour son édification. Nous avons acheté pour près de 700 millions de centimes de matériaux de construction ( du ciment, du sable, du fer etc.), qui sont entreposés sur le site et qui commencent à se dégrader et nous ne pouvons attendre plus longtemps. Edification retardée en raison principalement, dira le SG de l'association, d'un empiètement sur l'assiette de terrain de la mosquée d'une construction qui est une extension d'un logement de fonction octroyé par l'APC à un enseignant de l'Education nationale. Cette construction gène le lancement de la réalisation de la mosquée, qu'il y a lieu de démolir d'abord, selon le bureau d'étude, et ce, avant de commencer les gros œuvres et les fondations, car sinon, ils provoqueront inévitablement l'effondrement de ladite bâtisse», explique le président de l'association. Et d'indiquer «qu'en considération de ces données et sur conseil du bureau d'études lui-même, nous avons préféré suivre la voie légale et entrepris des démarches auprès du P/APC, pour nous aider à activer le démarrage des travaux du lieu de prière, en assainissant la situation et procéder à la démolition en question. Seulement les choses ne font que traîner. Les matériaux de construction achetés sont en train de pourrir à l'air libre, l'entrepreneur recruté pour les travaux, après quelques bricoles a jeté l'éponge etc. Le président de l'APC dIbn Ziad, M.Boubertakh, contacté fait savoir que «tout cela est exagéré. Le premier document que j'ai signé, lorsque j'ai pris mes fonctions, je me souviens, c'était le permis de construire de ce futur lieu du culte, si bien qu'il est difficile de me considérer comme un opposant ou quelque chose de ce genre.» Et d'ajouter que «le prétexte d'empiétement d'une construction sur l'assiette de terrain d'édification de la mosquée ne tient pas la route. Parce que cette construction est située à pas moins de trois mètres de la clôture du plan de masse de la mosquée. D'ailleurs une équipe de techniciens a visité le site dernièrement et a invité l'association de la mosquée, dont le président était parmi les présents, à lancer les travaux. En fait la raison est que certains jouent à un jeu trouble et veulent surtout démolir le logement de fonction qui ne gène en rien la construction de la mosquée.