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Les Américains et la liberté du culte en Algérie
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 01 - 08 - 2012

Ni amélioration, ni dégradation. C'est ainsi que le rapport sur les libertés religieuses du département d'Etat américain décrit la situation en Algérie pour l'année 2011. La France et la Belgique sont épinglées pour les lois anti-burqua qui restreignent les libertés des musulmans. Le rapport établit des constats déjà faits par le passé sur la Constitution algérienne qui consacre la liberté religieuse mais dont l'application a tendance à être restreinte par «d'autres lois, politiques et pratiques». La pratique du gouvernement algérien au cours de l'année 2011 n'a induit ni une «amélioration», ni une «dégradation» en matière de respect et de protection de la liberté religieuse. Les auteurs du rapport rappellent que la Constitution algérienne consacre l'Islam comme religion d'Etat et interdit aux institutions de se livrer à toute pratique incompatible avec la morale islamique. Ils soulignent que les lois et règlements permettent aux non-musulmans de pratiquer leur culte tant qu'il s'accorde avec l'ordre public et la morale. En pratique, estime le rapport, les groupes non musulmans ont pendant longtemps éprouvé des difficultés à se faire agréer. Ils risquent, en cas d'accusation de prosélytisme, une peine d'un à trois ans de prison. Mais, nuance le rapport, la mise en œuvre de ce dispositif est «irrégulière». Des groupes chrétiens se plaignent des longs retards, voire des refus d'octroi de visa mais certains de ces groupes «ont indiqué que la situation s'est améliorée en matière de visas par rapport aux années précédentes». Tout en notant que la société algérienne tolère «en général» les étrangers et les nationaux qui pratiquent une autre religion, le rapport souligne la tendance des convertis au christianisme à «garder un profil bas» pour des raisons sécuritaires et juridiques. Ils le font d'autant plus que des ««extrémistes ont harcelé et menacé la sécurité personnelle de certains convertis au christianisme». Ces extrémistes, note le rapport, se réfèrent toujours à des interprétations des textes religieux pour justifier l'assassinat de «membres des forces de sécurité et des civils» et ils sont condamnés par les autorités religieuses et politiques musulmanes et politiques.
UNE OUVERTURE «TECHNIQUE» DES SYNAGOGUES
L'ambassade des Etats-Unis à Alger est décrite comme «très active» contre la discrimination religieuse. Ses membres, y compris l'ambassadeur, «ont rencontré des représentants du gouvernement pour discuter de leurs préoccupations concernant la liberté religieuse, en particulier les difficultés rencontrées par les groupes chrétiens pour inscrire leurs organisations auprès du gouvernement ou pour obtenir des visas pour l'Algérie». Le rapport chiffre le nombre de chrétiens et juifs entre 30.000 et 70.000 avec une écrasante majorité de chrétiens. Le chiffre ne se limite pas aux nationaux mais inclut les expatriés qui vivent en Algérie. La communauté juive a été réduite à moins de 2.000 membres dans les années 90 et il n'en resterait aujourd'hui, «selon certains chefs religieux», que «quelques centaines». Les évangélistes représentent le plus grand nombre de chrétiens, la plupart en Kabylie, et supplantent les catholiques.
En juillet 2009, le gouvernement algérien a donné l'accréditation à la première organisation juive officielle. Les autorités ont autorisé la réouverture de 25 synagogues mais aucune n'est fonctionnelle. La «réouverture» se présente comme une autorisation technique qui n'est pas mise en œuvre. Des citoyens chrétiens continuent de se réunir dans des «maisons églises» officieuses qui sont souvent des habitations ou des locaux appartenant à des membres de l'église. Il y a des groupes qui se réunissent ouvertement et d'autres qui le font en secret.
«PREUVES ANECDOTIQUES» DE DISCRIMINATION DANS LES CARRIERES
Si la Constitution interdit à un non-musulman de se présenter à la présidence, les non-musulmans peuvent cependant accéder à d'autres fonctions et travailler au sein des administrations gouvernementales. «Il y a cependant un nombre considérable de «preuves anecdotiques» venant des églises qui attestent que les non-musulmans ne sont pas promus à des postes supérieurs. En conséquence, nombre de non-musulmans cachent leur appartenance religieuse». S'il y a des allégations d'abus en matière de libertés religieuses, il n'y a aucun rapport qui fait cas de détenus et de prisonniers religieux en Algérie. Le rapport donne quelques faits qui attestent de son constat de «ni amélioration», «ni dégradation». Il cite le cas de Bejaïa où le wali a ordonné la fermeture de sept églises protestantes en se basant sur l'ordonnance 06﷓03, mais ladite fermeture n'a pas été appliquée. A Oran, un tribunal a condamné un converti au christianisme, Abdelkrim Siaghi, à cinq ans de prison pour prosélytisme car il aurait donné à un voisin un CD﷓ROM contenant le témoignage d'un musulman converti au christianisme. Le pourvoi en applet de Siaghi a été reporté à plusieurs reprises et n'avait pas été tranché à la fin de l'année. Au cours de l'année 2011, quelque 22 églises ont continué à organiser des services alors qu'elles sont officiellement fermées, le gouvernement ne leur ayant pas accordé l'agrément.
«LE VETEMENT RELIGIEUX, UN CHOIX PERSONNEL»
Le rapport annuel du département d'Etat épingle la France et la Belgique pour les lois dites anti-burqua dans le cadre d'un constat particulièrement critique de la situation en Europe. Les «pays européens sont de plus en plus divers en termes ethniques, raciaux et religieux» mais «ces évolutions démographiques s'accompagnent d'une augmentation de la xénophobie, de l'antisémitisme et de sentiments antimusulmans», indique le rapport qui souligne que la «Belgique et la France ont des lois restreignant le code vestimentaire qui pénalisent des musulmans». «Porter ou non un vêtement religieux «doit être un choix personnel», a insisté devant la presse Suzan Johnson Cook, ambassadrice pour les Libertés religieuses au département d'Etat. La France et la Belgique ont légiféré sur ces questions. En France, la loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public est appliquée depuis le 11 avril 2011. La Belgique a adopté le même type de législation en juillet 2011. Le commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe, Nils Muiznieks, avait appelé les gouvernements en Europe, citant Paris et Bruxelles, à «renoncer aux lois et mesures visant spécialement les musulmans». Le rapport donne une liste de «pays source d'inquiétude». On y trouve la Chine, l'Erythrée, l'Iran, la Corée du Nord, la Birmanie, l'Arabie saoudite, le Soudan et l'Ouzbékistan.


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