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EL-BAYADH: L'urbanisme et le cadre de vie citadin passés sous la loupe
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 28 - 10 - 2015


Lorsqu'on sait que la commune d'El-Bayadh ne dispose en moyens matériels que de 17 camions de faible tonnage, d'une dizaine de dumpers réservés à la collecte et l'enlèvement des déchets ménagers et d'une poignée d'éboueurs. Gérer le cadre environnemental d'une ville qui compte pas moins de 130.000 âmes réparties sur 27 cités, il faut l'admettre sans se cacher le visage, que cette mission n'est pas du tout aisée. Un véritable casse-tête pour des élus locaux laissés seuls à la barre par une population qui fait de l'acte citoyen et de la salubrité publique le cadet de ses soucis. Face à l'état de délabrement dans lequel se trouvent les espaces verts, les places publiques, les artères principales et les moindres ruelles de la ville, le premier responsable de la wilaya a décidé de prendre cette fois ci le taureau par les cornes en conviant à une séance de travail l'ensemble des membres de son exécutif. Une rencontre consacrée essentiellement à la gestion et à la préservation permanente du cadre de vie environnemental du milieu urbain car la ville d'El-Bayadh a perdu ses lettres de noblesse. Il faut dire à ce propos que le tableau dressé par le wali face à ses interlocuteurs n'est pas du tout brillant et le laisser-aller, voire même la démission de certains responsables y est pour beaucoup. A y regarder de plus près, l'on constatait que le chef-lieu de la wilaya s'est transformé en une grand bourgade rurale éternellement empêtrée dans de complexes problèmes liés à l'enlèvement des ordures ménagères, aux inondations des artères et places publiques principales. Le passage du moindre orage plongerait toute la ville ainsi que ses habitants sous des eaux charriant sachets plastiques et détritus. Triste et amer constat que celui dressé par le chef de l'exécutif après les récentes précipitations qui se sont abattues sur la ville. Abordant le volet de la collecte des déchets ménagers, l'orateur a lancé un pressant appel aux imams, aux chefs des établissements scolaires ainsi qu'à tous les comités et associations de quartiers afin qu' eux aussi mettent la main à la pâte en menant simultanément une vaste campagne de sensibilisation auprès des citoyens sur le strict respect des heures de passage des équipes d'éboueurs ainsi que sur le ravalement des façades de leurs habitations et plus particulièrement sur la lutte contre les actes de vandalisme qui ont mis à mal le réseau d'éclairage public. L'on a relevé pas moins d'une vingtaine de candélabres déracinés et exposés à même le sol, des fils électriques dénudés et à la portée des enfants, dès centaines de candélabres qui ont disparus, plongeant des quartiers et des avenues entières dans le noir, dans l'indifférence la plus totale des élus locaux et des responsables chargés du maintien et du fonctionnement de ces équipements acquis à des prix faramineux. Un phénomène qui a pris des proportions inquiétantes notamment aux abords immédiats du mausolée Sid Hadj Bahous. Autres cas également soulevés lors de cette rencontre, le curage des avaloirs et enfin l'état déplorable des dizaines de locaux commerciaux destinés aux jeunes chômeurs, aux portes éventrées ainsi que celui des deux grands marchés aux légumes, aux portes fermées et cadenassées toute l'année. Une situation des plus ubuesques qui dépasse l'entendement. Des centaines de milliards de centimes jetés par les fenêtres. Faut-il rappeler que ces projets, réalisés et achevés à grands frais, sont à l'abandon et nul ne se soucie, à l'heure qu'il est, du sort qui leur est réservé, devait souligner le wali qui a rappelé aux élus locaux et à certains membres de l'exécutif d'assumer entièrement leurs responsabilités. Un ultimatum d'un mois a été adressé par le wali à certains responsables concernés par ces ensembles commerciaux afin qu'il soit mis un terme définitif à cet état de fait innommable et intolérable à fois. Des locaux commerciaux délaissés, d'ailleurs à travers l'ensemble des 22 communes de la wilaya, véritables terrains de prédilection pour les meutes de chiens errants et de gîte aux jeunes désœuvrés. Pas un seul espace, y compris les jardins publics réservés aux familles en quête de calme et de tranquillité, n'a été épargné par des mains agressives et sauvages, faisant ainsi perdre tout son éclat d'antan à une ville réputée pour être dans un passé très récent un véritable havre de paix. Des trottoirs défoncés, les malfaçons sont visibles à l'œil nu sur plus de 15 kilomètres de voies piétonnes et lesquelles cèdent sous les pieds, des chaussées dégradées qui commencent à s'affaisser, notamment sur la voie express qui mène vers le tribunal de la ville, à telle enseigne qu'elle a entrainé par endroit des fissures sur les murs de la direction des anciens moudjahidine et les travaux de replâtrage effectués à la va-vite et sans le moindre respect des normes de réfection et de réparation les plus élémentaires aggravent davantage les risques d'effondrement total de la chaussée sur plus de quatre cent mètres. Qui est civilement responsable de cet énorme gâchis ?, se demandent avec légitimé de nombreux automobilistes qui laissent des plumes après leur passage. Des piétons piégés par la gadoue et une véritable retenue d'eau qui s'infiltre vers le bas en creusant un véritable gouffre sous cette avenue. Ne prenant point de gants pour exprimer son ras-le-bol face à l'état de déliquescence dans lequel se trouve la capitale des Laghouat-Ksel qui, selon lui, méritait mieux, le wali a décidé de mettre sur pied une commission technique multidisciplinaire communale dont les membres seront chargés exclusivement de veiller sans relâche sur la réhabilitation des rues et avenues et plus particulièrement le maintien de l'hygiène et de la salubrité publique en milieu urbain. Une enveloppe financière de 100 milliards de centimes a été allouée au secteur de l'urbanisme pour effacer les séquelles des intempéries qui ont affectés la ville en octobre 2011 et qui a été réservée à l'amélioration et à la viabilisation urbaine. Une opération de grande envergure qui tarde à se concrétiser sur le terrain puisqu'elle n'a pas encore touché les zones inondables situées à quelques mètres seulement des rives de l'oued maudit.

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