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Les Héros ne meurent guère
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 31 - 03 - 2016

Les parcours des braves ressemblent, étrangement, à des prairies où le soleil rit et la lune berce les lits. En effet, les histoires des vaillants ne sont rien que des parfums suaves qui conduisent aux délicieux rêves.
Celle qui suit est celle d'un soldat indigène qui avait donné ses pieds et ses plus beaux jours, pour la France. Et oui, notre héros avait fait la Seconde Guerre mondiale, aux côtés des soldats français. Le natif du petit village de Bourached avait tant de courage. La mort de ses parents lui avait causé, énormément de peine. La famille de l'épouse de son défunt père avait tout pris. Notre jeune héros avait grandi comme orphelin. Il n'avait ni tante, ni oncle. Le jeune M'hamed Houri n'avait personne au monde. La ville d'Ain Defla, était son unique refuge. Il était obligé de travailler pour subvenir à ses propres besoins. Le natif des années vingt, du siècle dernier, comptait beaucoup sur sa vaillance et surtout son direct du gauche. En cette période coloniale, les Algériens n'avaient pas les mêmes droits que les autres occupants de la cité. Les indigènes étaient destinés pour les travaux manuels et surtout les tâches ardues. Les colons de l'époque avaient l'idée que nous étions des imbéciles heureux. Ils avaient vite oublié les luttes de nos valeureux guerriers: L'Emir Abdelkader, El Mokrani, Lalla Fatma N'soumer et les autres héros qu'il nous est impossible de les citer tous.
En effet, les maîtres de la cité avaient une vision ténébreuse sur les indigènes. Nous étions des sous-hommes. Pour eux, l'arabe ou le berbère n'était pas doté d'intelligence. Une erreur fatale pour cette France qui avait sous-estimé ses futurs adversaires. L'enfant de Ain Defla poursuivait, tranquillement, son chemin quand la Seconde Guerre mondiale éclata. Sans le vouloir, il était mobilisé comme des milliers d'autres qui avaient son âge. Il fut conduit à la caserne de Miliana pour une instruction militaire. Après quelques mois, le jeune Houri avait capté les regards de ses responsables. Il ne ratait jamais sa cible. Il était classé premier de sa promotion. Mais notre héros était un pur « Bourachedi ». Il avait l'âme noble et le cœur généreux comme tous les Algériens. Le jeune Aindefli passait trop de séjours au cachot, pour des bagarres. Il n'aimait pas les insultes et les ségrégations raciales. Notre héros avait la bénédiction de ses parents. Un ange protégeait notre héros qui avait échappé à la mort, des milliers de fois. Il est vrai, il y avait de la ségrégation raciale pendant cette époque. Les militaires indigènes n'avaient pas les mêmes droits que les autres soldats. L'indigène devrait attendre pour manger et il était le premier au front. Le jeune Houri avait la tête dure et il ne faisait que ce que lui dictait sa cervelle. Il avait trop de courage. Ses hauts responsables connaissaient sa vraie valeur. Il était le chouchou de ses responsables et les médailles qu'il avait obtenues sont la preuve tangible que cet homme-là, était une légende. En effet, le jeune soldat indigène n'avait pas de marche-arrière. Son flair avait fait de lui, un éclaireur de choix. Il devançait les autres soldats de cinq kilomètres. Il avait le savoir-faire des grands soldats. Notre héros avait le courage des hommes qui furent les grands de la Révolution de Novembre comme Benboulaid, Bougara et Ben M'hidi. La guerre était son job. Il était exposé, jour et nuit, aux attaques allemandes. Notre héros avait perdu ses deux pieds pour servir, fidèlement, la France. Il n'a jamais tenté la fuite ou la rébellion. Il avait, en tête, que la libération de l'Europe allait donner naissance à l'indépendance de sa patrie l'Algérie. Notre héros avait participé à presque toutes les batailles, en Europe. En Italie, son bataillon était tombé, dans un piège et c'était grâce à Houri que les dix snippers allemands avaient été tués.
De loin, il attendait que les soldats allemands s'arrêtaient de tirer. Vite, il visa l'endroit et il tira une seule balle. Les dix tours qui supplantaient le chemin où se trouvaient les militaires alliés étaient vides. Le jeune Algérien venait de sauver ses compagnons. Pour cet homme, la guerre était un jeu d'enfant. Notre héros poursuivait sa route vers l'Allemagne. Il voulait tuer Hitler. Il n'était pas raciste, mais cet homme avait fait tant de mal sur terre. Le soldat Houri avait du sang chaud. Il avait perdu l'usage de ses jambes et ne pouvait pas se tenir debout, assez longtemps. Lui qui ne craignait ni les bombes, ni les mines. Il avait perdu une jambe suite au froid et l'autre jambe a été arrachée suite à l'explosion d'un obus. Notre héros voulait faire la guerre de Novembre. Lui, le grand maître de la guerre n'avait pas la chance de prendre les armes. Il avait décidé d'aider ses frères, les moudjahidine. Une aventure qui avait été transmise aux militaires français qui avaient dépêché un commando de paras pour le tuer, sans jugement. Les militaires français avaient encerclé la demeure et vite capturé le coupable qui ne pouvait pas fuir. Dans le noir, leur chef avait demandé les causes de cet handicap et c'était là, la surprise de l'histoire. Le chef des militaires français venait de reconnaître son ancien ami, le bagarreur, qui avait fait la Seconde Guerre mondiale, à ses côtés. Le capitaine était très heureux de cette rencontre. Il avait une dette envers cet ancien indigène qui l'avait porté plus de dix kilomètres, quand il était blessé. La providence était là. Notre héros venait de recevoir un bonus. Il avait fait la guerre pour les autres et maintenant, il faisait la guerre à sa manière pour libérer sa propre terre. Le héros de la Seconde Guerre mondiale venait d'échapper à la mort. Notre héros, comme tant d'autres soldats marocains, tunisiens et sénégalais avaient tout donné pour la France et l'Europe et maintenant on parle de déchéance de nationalité, de fermeture de frontières et de terrorisme. Non, l'Europe doit ouvrir ses frontières et ses bourses pour aider ces migrants qui ont tout perdu. L'Europe doit trouver des solutions durables pour ces pays où les bombes tuent, chaque jour, des centaines de personnes. L'Europe est sommée de régler les conflits avec art et délicatesse. Hier, l'Europe était en guerre et avait compté sur des hommes comme Houri pour retrouver sa paix et son indépendance. Aujourd'hui, ce sont des Arabes, des Africains et des Asiatiques qui ont besoin de cette Europe. Ces peuples désirent la paix. Ils n'ont besoin ni de nourriture, ni d'eau. Ces exilés recherchent la paix chez eux. Ces hommes et ces femmes n'ont rien pour vivre et n'ont pas où aller. Ils n'ont rien à voir avec les groupes terroristes qui font la loi partout. Les attentats de Paris et ceux de Bruxelles sont la preuve tangible que le terrorisme est aveugle et touche les endroits les plus surveillés. Les pays occidentaux ont les moyens pour régler les conflits, en terre arabe. Les grands acteurs sont l'Arabie Saoudite et l'Iran. Ces deux puissances ont les moyens pour trouver des solutions durables. Ils ont les clés en mains. Une entente entre ces deux pays peut avoir de nombreux avantages. Une stabilité dans la région peut freiner ces vagues de migrants. Les terroristes en question seront neutralisés. Ils n'auront plus de soutiens financiers et plus de force pour terminer leur combat. Les nations de ce bas monde ont des modèles à suivre. La politique algérienne a pu vaincre le terrorisme. Les politiciens du monde entier devraient venir faire leurs apprentissages chez les sages. En effet, notre Président Abdelaziz Bouteflika est l'un des sages de la planète Terre. L'Algérie attend avec impatience l'arrivée du président des Etats-Unis d'Amérique M. Barack Obama et celui de la Russie M. Vladimir Poutine.
L'Algérie est prêteà accueillir toutes les personnalités du monde, pour trouver une sortie honorable, à cette crise qui endeuille le monde entier. Impossible de continuer à vivre dans la peur et la crainte. Nous assistons à la destruction de toutes les valeurs humaines. L'extrémisme est une nouvelle maladie qui touche les individus fragiles et perturbés. Le moment est venu pour dire halte à cette fuite en avant. La terre est assez grande pour tous les humains. La Seconde Guerre mondiale avait fait tant de mal, mais les gens oublient vite. Notre héros, ammi M'hamed Houri avait donné ses plus beaux jours pour la France. Il avait perdu l'usage de ses pieds et avait connu tant de peines. Notre héros était contre toute forme de violence. Il aimait la vie et les libertés. Le combat de cet homme devrait nous éclairer sur notre sort d'humain. Et oui, les héros de guerre ne meurent guère, car leur souvenir est comme un parfum que les âmes nobles sentent, chaque matin. Pour finir, nous lisons une prière pieuse sur les âmes de tous les morts des guerres et des drames de nos jours. Notre vœu était et demeure celui de voir la paix partout et surtout des sourires, sur tous les visages des gens de chez nous ainsi que ceux qui habitent les lointains rivages. Nous aspirons tous à un retour du calme, très bientôt, et que les esprits retrouveront la raison et délivreront nos cœurs de ce climat houleux et harassant de sombre prison.


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