Battue encore à domicile en championnat par l'équipe de Béni-Douala le week-end dernier, la JSD plonge profondément dans la crise tout en dégringolant dans le classement pour occuper la 14e place, juste devant Amizour et Rouissat, les deux équipes qui ferment la marche du groupe de la division nationale amateur Centre. Même l'élection d'un nouveau président en la personne de Serrar Abdelali n'a rien réglé. Ce dernier cherche maintenant à recoller les morceaux d'une équipe dont les titulaires se sont dispersés aux quatre vents et l'entraineur Chiha Toufik, parti sans espoir de retour. «En-Nemra » se trouve vraiment au creux de la vague. Contacté, l'entraineur Chiha nous a indiqué que «le nouveau président m'a appelé pour me proposer de retourner, mais je n'ai pas du tout l'intention de rempiler avec une équipe se trouvant dans une telle situation et dans un environnement malsain». Aussi, Serrar a bien réussi à faire revenir au bercail quelques joueurs titulaires parmi ceux qui sont en grève (une quinzaine au total) depuis plus d'un mois et demi pour réclamer le paiement de leurs salaires qu'ils n'ont pas perçus depuis le début de saison, laissant l'équipe évoluer avec les remplaçants et quelques juniors. Mais les efforts de Serrar n'ont pas abouti, car il n'a réussi à faire revenir que trois joueurs. D'autre part, Serrar avait déclaré récemment qu'il tiendrait une réunion avec les joueurs et le staff technique après le match contre Béni-Douala. Hélas, jusqu'à ce jour, aucune information n'a filtré sur ce conclave destiné à régler le problème des joueurs et d'autres qui alimentent en partie la crise qui frappe l'équipe phare de la ville du littoral de l'Est. Selon les informations que nous avons reçues de Jijel, le président Serrar a promis de frapper dans le vif pour assainir l'environnement du club qu'il trouve trop malsain. Il aurait même révélé que «la crise que vit la JSD est alimentée par des membres de l'entourage du club». C'est pourquoi il a parlé d'une «véritable révolution qu'il compte mener pour rétablir la situation et sauver En-Nemra. Selon nos interlocuteurs, le changement dont parle le nouveau président va toucher aussi bien les instances dirigeantes que la barre technique de l'équipe. Selon lui, c'est la condition sine qua non pour rétablir l'équilibre et pouvoir travailler pour sauver En-Nemra du danger.