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Le président du MSP: «Pas de boycott mais un vote négatif»
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 29 - 09 - 2020

Le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Makri, a organisé hier un point de presse, diffusé en direct sur sa page Facebook, pour expliquer les raisons ayant amené le Majliss Echoura du parti à «appeler à voter ‘non' au référendum constitutionnel» prévu le 1er novembre prochain.
A l'entame du point de presse, Makri a d'abord précisé que la demande pour une «réunion ordinaire du Majliss Echoura (ME), prévue vendredi dernier, à la salle des conférences de la Safex», a été «rejetée» par la wilaya d'Alger. Selon lui, la demande a été déposée «dix jours avant la date prévue», mais la réponse «est arrivée la veille de la rencontre». L'argument des autorités est que «la salle ne peut accueillir le nombre de participants» et que «compte tenu de la situation sanitaire la distanciation n'était pas possible». Pour Makri, «ayant toutes les données à l'avance, l'administration aurait pu nous répondre plusieurs jours à l'avance, au lieu de jeudi à 10h, pour nous permettre de modifier le nombre des participants ou de choisir une autre salle plus grande».
Pour le président du MSP, la décision de l'administration d'interdire la réunion du ME (qui s'est finalement déroulé samedi dernier) «est politique». Il en veut pour preuve qu'une «demande similaire» et dans les «mêmes conditions (sanitaires et de nombre de participants, ndlr)», introduite pour l'organisation de l'«Université d'été» du parti, «a été acceptée». Il cite également «d'autres réunions» de partis et d'associations «qui ont été autorisées» plus récemment. «C'est un grave précédent. Ça nous fait peur. Ce n'est pas de la sorte qu'on réglera les problèmes du pays ni pour aller vers une véritable démocratie», affirme Abderrezak Makri.
Revenant aux motifs du refus de la mouture finale du projet de Constitution, Makri rappelle que le parti a déjà «réalisé une étude de 17 pages sur la révision de la Constitution» sur la base de laquelle s'est réuni le Majliss Echoura. «Une tendance lourde au sein du ME contre ce projet de Constitution état perceptible dès le début. La question était seulement de savoir s'il fallait boycotter ou voter par «non»», a-t-il ajouté. Et c'est le «vote par «non»» qui a recueilli «l'unanimité», précisant qu'une «décision a été prise aussi d'annoncer rapidement cette position».
«Sept critères»
Makri explique aussi que le ME du MSP «a mis 7 critères pour évaluer le projet de la nouvelle Constitution». Parmi ces critères, sa compatibilité avec les «revendications du Hirak populaire», les «promesses (électorales) du Président», les «règles constitutionnelles mondiales et autres expériences de transitions démocratiques», les «expériences régionales» et les «expériences de l'Algérie en matière de révisions constitutionnelles». Il rappelle à ce sujet que la «Constitution de 1996 (sous la présidence de Liamine Zeroual, ndlr) était faite pour empêcher Cheikh Mahfoud Nahnah de se porter candidat».
«Nous avons ajouté ensuite deux autres critères : l'aspect consensuel ou non du texte, et la prise en compte des propositions du MSP», ajoute Makri. Concernant l'aspect «consensuel» du projet de la Constitution, Makri note que le «Comité de rédaction» du texte «était constitué d'un seul courant idéologique». Au sujet des «propositions» du MSP, le président du parti note que si le «projet contient des éléments positifs», «l'importance des Constitutions réside dans ses bases et ses projections : les points positifs sont engloutis dans des dispositions fondamentales qui les empêchent d'être appliqués».
«Projet non consensuel»
Pour le MSP, le projet de la nouvelle Constitution qui sera soumis au référendum est «non consensuel», car il «ne prend pas en charge les propositions essentielles de l'ensemble des acteurs politiques». «Le vote à l'APN donne une image claire : ce sont les mêmes partis de l'ère Bouteflika qui ont voté en faveur de ce texte», affirme encore Makri qui aurait souhaité que cette «occasion ne soit pas ratée pour démarrer sur de bonnes bases».
Les critiques de Makri portent sur la «nature du système politique», la «désignation du Premier ministre», et d'autres points contenus dans les propositions du MSP.
Il est reproché au projet de Constitution de contenir des «articles empoisonnés» concernant la «neutralité de l'école» et «éloigner la mosquée de la politique et de l'idéologie». «Nous disons oui à éloigner l'école de l'activité partisane mais pas des éléments constitutifs de l'identité nationale».
A propos de la mosquée, Makri s'interroge «l'imam peut parler de justice des gouvernants, de l'usure, de la Choura du pouvoir ?». «Nous aurions souhaité d'éloigner la mosquée de l'activité politique partisane, mais pas de parler des aspects liés à la vie des citoyens et à la gouvernance».
Makri reproche aussi au projet de reléguer l'Appel du 1er novembre 1954 à figurer uniquement dans le préambule de la Constitution» et ne figure même pas parmi les «éléments ne devant plus subir de changement» ni d'être ««une référence».
Concernant tamazight, le président du MSP note que la proposition du parti de développer cette langue «dans son cadre arabo-islamique» n'a pas été retenue, tout comme la «Charia comme source de législation», affirmant que «nous n'avons jamais eu dans notre histoire une guerre entre la religion et la science».
Il regrette également la «non interdiction des langues étrangères dans les documents officiels de la RADP». «Le danger pour la langue arabe est la langue française. Nous n'avons rien contre les langues étrangères, mais contre qu'une langue étrangère soit la langue officielle du pays», dit-il.
«Les libertés, aussi importantes que l'identité»
L'aspect sur lequel s'est attardé Makri dans sa conférence de presse concerne la «nature du régime politique» du projet de Constitution. Il regrette que le «parti vainqueur d'une élection n'a pas la priorité pour constituer un gouvernement». «Si un parti obtient 49% des sièges, il peut se faire détrôner de la formation d'un gouvernement en cas d'alliance des autres partis qui réussissent à rassembler 51%». Selon lui, cette vision «donne directement au président le pouvoir de désigner un Premier ministre que ce soit en cas de d'une majorité parlementaire ou présidentielle».
Makri affirme aussi qu'en matière d'indépendance de la justice «tout est lié au pouvoir exécutif».
Sur le chapitre des «droits et libertés», Makri estime que «certains veulent parler uniquement de l'identité et non pas des libertés». «Les libertés sont un aspect essentiel. Même dans le Coran il est dit : «Il n'y a pas de contrainte en religion». On protège l'identité par les libertés», affirme encore le président du MSP.
Mais la disposition que Makri considère la «plus dangereuse» et qui «annule toute la Constitution» est celle de «l'article 67» qui «nous rappelle la loi de l'indigénat». Selon lui, l'article en question, relatif à l'accès aux «postes supérieurs de l'Etat», évoque une «exception» quand il s'agit de «postes de souveraineté et de sécurité». «Sur quelle base a été conçue cette exclusion ?» et «qui a le droit de désigner ?» s'interroge Makri qualifiant la démarche d' «arbitraire».
Concernant la place accordée à la «société civile», Makri estime que le projet de Constitution «mélange entre démocratie participative et démocratie élective». Le but, selon lui, c'est de «faire de la société civile un concurrent des partis politiques». «Je dois vous rappeler que le RND a été créé par des organisations de la société civile», a-t-il ajouté à ce sujet.
Sur le même sujet, Makri regrette que la création des partis politiques ne soit pas soumise au régime déclaratif.
Il critique également la disposition qui permet au président de la République de «désigner les membres et le président de l'instance de contrôle des élections». «Cette démarche ne nous rassure pas sur les autres aspects comme la lutte contre la corruption», dit-il encore.
Dans la partie questions/réponses de la conférence de presse, Makri estime que le boycott «aide le pouvoir». «Ceux qui appellent au boycott du référendum constitutionnel savent que leurs idées sont dans le projet de Constitution». «Ceux qui ont façonné la Constitution ce sont des lobbies laïcs, bien protégés, qui ont les médias, et qui veulent que cette Constitution passe. Voilà pourquoi nous appelons à voter «non»».
Enfin, le président du MSP a dénoncé une «caricature d'Echourouk» qui laisse entendre que la «MSP vote oui à l'APN, et non en dehors», la qualifiant de «manipulation». «Nous n'étions même pas présents à l'hémicycle», a-t-il ajouté.


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