Avant même son émission, le nouveau billet de 2000 DA provoque un vent de panique. La récente décision de la Banque d'émettre un nouveau billet de 2000 DA provoque la panique non seulement chez les gros commerçants et les importateurs mais elle se serait propagée jusqu'au sein de l'exécutif. Deux ministres de l'actuel gouvernement d'Ahmed Ouyahia auraient vendu leurs biens immobiliers en devises alors qu'un troisième ministre aurait échangé sa « fortune » en dinars contre des euros, affirme le quotidien El Khabar dans son édition du lundi 4 mars.Le quotidien ajoute que la décision de ce dernier de procéder à la conversion de ses dinars en devises coïncide avec son obtention d'une carte de résidence en France.Toutefois, la source ne précise pas l'identité de ces trois ministres ni la nature des biens dont ils auraient décidé de se séparer.L'information n'a pas été pour l'heure confirmée ou démentie par le gouvernement.Depuis la décision annoncée jeudi 24 mars par la Banque d'Algérie d'émettre un nouveau billet de 2000 DA, de nombreux commerçants ont effectué des retraits massifs d'argent des banques publiques.La récente décision de la Banque d'émettre un nouveau billet de 2000 DA à ouvert la porte serait aussi grande ouverte au transfert illicite d'argent.Dans une instruction émise par le gouverneur de la banque d'Algérie, les banques sont tenues depuis le 1er janvier dernier à procéder à la conversion des bons de caisses anonymes en bon de caisse nominatif (personnalisé).Les initiés, ceux qui sont les mieux introduits dans le sérail, ont été les premiers à être informé de cette directive et ont commencé à retirer leur argent en catimini.Ce qui expliquerait la persistance de la crise de liquidité dans les bureaux de postes et des banques en dépit de l'augmentation du tirage des billets. Selon des sources bancaires, des patrons d'entreprises, des entrepreneurs engagés dans les vastes chantiers initiés par le gouvernement ont procédé au retrait de grosses sommes.Un entrepreneur connu dans l'ouest du pays a retiré « 300 milliards de centimes (environ 30 millions d'euros) en une semaine », selon les confidences, c'est un autre industriel qui a récupéré ses dépôts se chiffrant en millions de dinars. D'autres retraits sont signalés dans plusieurs régions du pays.