L'écrivain algérien Korib Brahim a procédé à la vente-dédicace programmée à la maison de la culture Zeddour Brahim d'Oran. L'œuvre de M.Korib s'est arrachée comme de petits pains. Vente record, malgré les prévisions de l'éditeur. Il en a été vendu, montre en main, près de 200 en moins d'une heure, soit un livre toutes les 18 secondes. En effet, la cour de la maison de la culture n'a pas pu contenir tout ce beau monde venu arracher une dédicace de l'auteur. Ils sont venus de Tiaret, de Tlemcen, d'El Amria, de Mostaganem, de Djidjel, de Sabra, d'Alger et même de Tamanrasset pour vivre ce grand moment. Avant la vente-dédicace, M. Korib très ému, étouffé par les sanglots ne put terminer son allocution programmée pour l'occasion. Tous les yeux étaient braqués sur lui. Les yeux de ceux qu'il a immortalisés étaient suspendus à ses lèvres. Seddiki, Midas, Laïssouf, Messabih, Yekhlef et d'autres encore n'attendaient que la fin de l'allocution pour plonger dans le passé. Dans les 250 pages d'une enfance commune, chaste et naïve débordant d'innocence. Il a fallu que M. Aoued Mohamed, un colonel en retraite, heureusement embusqué tout près, prenne le relais derrière le pupitre. Faisant l'éloge des Ecoles des Cadets de la Révolution, ce dernier nota qu'enfin « nos capacités et nos compétences trouvent cette stabilité sociale, si stabilité il y a, qui leur permet de s'affirmer. » Et de poursuivre avec Stendhal qu'il a toujours admiré : « Choisir le métier des armes n'est pas se retrancher du monde, c'est plutôt s'en distinguer. » Pour rappel, l'auteur est un ancien officier supérieur de l'ANP. Amoureux de l'Algérie profonde, « la vraie Algérie, comme il aime à le souligner », il nous retrace dans son œuvre l'enfance et l'adolescence d'un orphelin qui a rejoint dès l'âge de 11 ans les prestigieuses écoles des Cadets où l'on forgeait des hommes. De vrais hommes.