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Une famille privée de sa citoyenneté à Khadra
A L'AUBE DES ELECTIONS LEGISLATIVES A MOSTAGANEM
Publié dans Réflexion le 10 - 04 - 2012

« La citoyenneté est le fait pour une personne, pour une famille ou pour un groupe, d'être reconnu comme membre d'une cité (aujourd'hui d'un Etat) nourrissant un projet commun auquel ils souhaitent prendre une part active. »
Il y a trois mois, notre journal « Réflexion », a rapporté à travers ses colonnes l'injustice dont est victime la famille de la veuve « Baroudi » à Khadra, 75 km à l'Est de Mostaganem. L'articule ; paru le 2 janvier, dont le titre « il existe toujours des damnés de la terre en Algérie de 2012 » ; où la veuve Halima, une femme d'un courage et d'une volonté exemplaire, a étalé sa détresse et ses déboires en quête d'une dignité perdue. Elle et ses six enfants ; trois filles et trois garçons, vivent dans des conditions inhumaines en occupant un gourbi en roseaux et en bois planté entre des arbustes rustiques au bas d‘un buisson sur les hauteurs de la région de Sidi Laadjal. Originaire d'Achaacha et après le décès de son mari ; un bénéficiaire d'une EAC ; la veuve Halima a déménagé sur les lieux pour s'approcher et cultiver son exploitation composée de plus de 6 hectares. En fuyant les affres du sale temps ajouté à la misère et le dénouement, elle s'est retrouvée, malheureusement, face à l'injustice des hommes. Une semaine après la parution du dit article, les autorités locales de la daïra d'Achaacha, invités au forum organisé par la wilaya, ont déclaré que le cas de la famille « Baroudi » serait pris en charge dans les plus brefs délais. Or, trois mois sont passés et la situation de cette modeste famille n'a pas changé d'un iota. Pour le moment, elle ne se contente que des promesses qui lui ont été données pour son relogement et la régularisation de sa situation administrative. La pauvre famille a, douloureusement, vécu le récent hiver dans son gourbi. A travers une requête adressée aux hautes autorités du pays, la veuve « Halima » crie sa détresse tout en prenant son mal en patience. Elle déclare être victime d'une injustice qu'elle assimile à de la violence morale de la part d'une administration censée aux services des citoyens. A Achaacha d'où ils ont déménagé il y a trois ans, elle et ses enfants ont été radiés du fichier électoral pour changement de résidence. A Khadra, ils ne sont pas inscrits et on refuse de leur délivrer le fameux certificat de résidence. Etant un document essentiel, la pauvre Halima n'a pas pu renouveler sa carte d'identité nationale. Encore, la caisse de retraite a cessé le versement de sa pension et des allocations familiales pour non renouvellement de dossier dans le quelle sont exigés la justification du lieu de résidence et les certificats de vie de ses trois filles. Halima et ses enfants se trouvent pratiquement délestés de leurs citoyennetés. L'article 1er de la constitution définit l'Algérie comme étant une république démocratique et populaire. Ces qualificatifs consacrent le régime républicain dont nous savons qu'il est favorable à la pratique de la citoyenneté dont les attributs se voient consacrer tout un chapitre intitulé « droits et libertés », comportant pas moins de 32 articles où il est édicté, outre l'égalité des citoyens devant la loi et le droit d'être électeur et éligible, le droit de choisir librement sa résidence. Théoriquement, la veuve Halima et ses enfants ne sont reconnus nulle part, ni à Achaacha ni à Khadra où ils résident et où on leur dénie, abusivement, le droit de justifier la résidence. Pour rappel, le 10 mai prochain, les membres de cette famille n'iront pas voter ; non pas parce qu'ils sont influencés par les adeptes de l'abstention mais pour la simple raison qu'ils demeurent privés injustement de leurs citoyennetés. En dernier mot, la courageuse Halima nous a déclaré : « j'ai consenti des efforts énormes pour mettre en valeur cette terre. Vous voyez ces arbustes, des figuiers et des oliviers, et ces champs de céréales. Ils sont le résultat des efforts de plusieurs années de labeurs et de sacrifices. Ce n'est guère le moment de les abandonner. Je suis femme de fellah et je compte le rester pour l'éternité. Alors, j'y suis, j'y reste. »

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