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GUERRE CIVILE EN LIBYE : La solution viendra d'Alger !?
Publié dans Réflexion le 25 - 01 - 2015

En dépit de l'escalade dans la guerre civile qui ravage la Libye, l'Algérie est restée toujours fidèle à sa position ‘'non à l'ingérence étrangère ‘', le dialogue politique, seule voie nécessaire pour faire cesser les kalachnikovs, une seule option pour sortir son voisin de la crise ‘'le dialogue'', contrairement aux autres voisins africains qui ont voulu soutenir la thèse française ‘' l'intervention militaire ‘à l'image de l'intervention des pays de l'occident , qui pour détrôner Kadhafi, ont allumé une guerre civile, toujours pas éteinte ! décryptage :
L'Algérie pourra-t-elle encore jouer un rôle dans la crise libyenne et intervenir diplomatiquement, alors que la France et les Etats du Sahel font de plus en plus pression en faveur d'une intervention internationale en Libye.
En début de janvier, le Président nigérien a déclaré qu'une telle intervention internationale en Libye était "indispensable". Une déclaration qui a été vite soutenue par une autre déclaration du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian en visite dans le pays.
L'intervention militaire ne réglera pas la crise", selon Alger
Le chef de la diplomatie algérienne avait toujours rappelé que c'est son pays qui est à l'origine de l'initiative de la création du groupe des six pays du voisinage de la Libye (Algérie, Tunisie, Egypte, Niger, Tchad et Soudan) pour trouver des solutions à la crise politique dans ce pays par la voie du dialogue entre les protagonistes. Il avait souligné que l'Algérie partage avec les pays du voisinage, la volonté d'aider les parties libyennes à organiser un dialogue national inclusif sur la voie de la réconciliation.
Selon lui, cette réconciliation nationale renforcera les acquis de la Libye sur la voie de l'édification d'un Etat doté d'institutions, dont un Parlement qui a été élu l'année dernière, ainsi que le gouvernement qui en est issu. "La conviction de l'Algérie est fondée sur l'amère expérience vécue par la Libye sœur", a martelé M. Lamamra, ajoutant que l'Algérie aspire au jour où tous les acteurs libyens seront rassemblés pour l'intérêt de leur pays. Le responsable algérien a, par ailleurs, indiqué que la communauté internationale reconnaît aujourd'hui que l'Algérie représente une source de stabilité de l'environnement géostratégique de la région. En d'autres termes, affaiblir son rôle ne peut qu'avoir des conséquences négatives sur la sécurité de toute la région. Et d'affirmer que la force politique, économique et militaire de l'Algérie préservera les intérêts, la sécurité et la stabilité de la région dans sa globalité. Les partenaires internationaux s'attendent à un rôle constructif de l'Algérie et leur objectif n'est pas de l'affaiblir sous quelque forme que ce soit, avertissant qu'affaiblir l'Algérie aura des conséquences négatives sur la région.
L' Algérie et l'Egypte cherchent à éviter une nouvelle guerre
Mais Alger qui suit de près le dossier de la Libye, ne veut pas ‘'se laisser entrainer ‘'ainsi, l'Algérie et l'Egypte ont décidé de mettre en place un plan d'action commun.
Dans sa dernière publication, le site ‘'Afrique Inside'' a consacré une longue analyse au dossier de la Libye où il expose le rôle important de l'Algérie dans la résolution du conflit libyen, considérant que la solution viendra de l'Algérie et de nulle part si le monde veut éviter une deuxième catastrophe de bain de sang en Libye.
En effet, malgré le cessez-le-feu qui a été décrété de chaque côté des belligérants en Libye, la situation reste très complexe. Outre les dissensions politiques, le risque le plus important désormais n'est pas du côté des miliciens mais des groupes terroristes qui sont en train de s'implanter et de prendre de l'ampleur dans le sud du pays. Face à ce risque, l'Algérie et l'Egypte ont décidé de prendre des mesures. C'est dans cette optique que les ministres des Affaires étrangères des deux Etats se sont entretenus cette semaine. Ils cherchent à trouver une position commune pour s'exprimer d'une seule et même voix.
Depuis le début des combats dans le pays, Alger et le Caire ont toujours défendu la solution politique afin de sortir de la crise. Ils considèrent que l'intervention militaire internationale de 2011 est en partie responsable de la situation et que l'après Kadhafi a été difficile notamment en raison de la mauvaise préparation suite à la chute du régime. Dans un pays qui n'avait jamais connu que la dictature pendant plusieurs décennies, sans opposition et sans tradition politique ou démocratique, il était en effet très compliqué d'établir une transition aussi simplement que présenté dans le plan international.
Les deux alliés cherchent absolument à éviter une nouvelle guerre internationale sur le territoire libyen. C'est notamment pour cela qu'ils soutiennent le processus qui a été engagé à Genève les 14 et 15 janvier dernier. Il a été convenu qu'un cessez-le-feu allait être mis en place et surtout, les différentes parties au conflit se sont mises d'accord pour former un gouvernement d'unité nationale. Un premier pas qui sera nécessaire pour le processus de réconciliation. Tant que le gouvernement ne sera pas réunifié et que la société ne sera pas pacifiée il sera très difficile de combattre le terrorisme de façon globale sur le territoire. Avec ce soutien au processus de paix, Alger et le Caire veulent éviter une extension plus large du risque terroriste qui menace déjà toute la région sahélo-saharienne.
Pourtant cette apparente volonté de pacifier politiquement la Libye est en contradiction avec les accusations dont font l'objet les deux Etats. Certains affirment que l'Egypte, dirigée par Abdel Fattah al-Sissi n'a pas hésité à aider le général libyen Khalifa Haftar à bombarder plusieurs positions miliciennes qui luttent contre le gouvernement légitime reconnu par la communauté internationale. Alger est également pointé du doigt en raison d'une supposée incursion en territoire libyen. Selon plusieurs sources, les militaires déployés le long de la frontière aurait avancé en Libye sur plusieurs kilomètres afin de freiner une éventuelle offensive djihadiste et traiter le problème avant qu'il n'arrive en territoire algérien.
Le soutien algérien et égyptien au processus de paix en Libye est unanimement salué. Néanmoins cela risque de prendre du temps et les groupes terroristes poursuivent leur développement. Outre le processus politique, il faudra nécessairement, à un moment, que des forces armées détruisent les positions djihadistes. Mais pour l'instant, personne ne souhaite mettre le sujet sur la table de peur de voir les timides avancées balayées.


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