Malgré la ferme volonté, affichée par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, tendant à opérer des mouvements au sein des différents appareils de l'Etat, pour parachever son programme et consolider davantage les reformes qu'il a engagées pour une Algérie si prospère, certains ministères ne semblent point suivre ses pas. Ils se contentent encore de continuer le chemin avec des « têtes » qui s'éternisent en qualités de directeurs de wilaya sans le moindre souci, et surtout sans rien apporter de nouveau aux départements qu'ils gèrent. A ce jour, seuls quelques ministres ont osé remanier leurs secteurs , en nommant de nouveaux directeurs de wilaya, pour les rendre plus performants, les développer davantage et surtout atteindre les objectifs assignés . Malheureusement, certains ministères « sensibles» ne paraissent point s'inquiéter des programmes à réaliser, et n'accordent pas assez d'intérêt aux attentes de la société, qui réclame sans cesse l'amélioration des prestations et autres services tant attendus. Ainsi, le ministère de l'habitat n'est point parvenu à ce jour à la réalisation de son million de logements, et son programme du logement public aidé (LPA) continue de nourrir la colère de ses souscripteurs, qui se sentent si bernés et ne trouvent point de solutions à leurs problèmes qui perdurent depuis des lustres auprès de ces directeurs du logement qui n'ont rien à proposer comme solution. Le département de la santé, souffre encore de tant d'insuffisances en matière de santé, et survit d'une crise à l'autre, causée par un manque flagrant en personnel médical et en produits médicamenteux que les patients réclament à corps à cris, alors certains directeurs de wilayas font encore la sourde oreille et ne semblent point concernés. Quant au commerce, certains de ces directeurs de wilaya ne paraissent contrôler rien tout, même pas la salade qui se cède, ces jours-ci, à 200 dinars le kilogramme et demeurent détrônés par les barons du commerce de l'informel qui regagnent les rues et s'imposent de nouveau. Pour le département de l'environnement, il reste le plus décrié par les citoyens si choqués de voir les ordures les cerner de partout et envahir au fil des jours tant de cités urbaines. Certains directeurs de wilaya n'ont à ce jour, pu proposer des plans d'éradication des déchets, capables de mettre fin au calvaire quotidien, contraints de partager les lieux avec les mouches, les odeurs nauséabondes et les fumées suffocantes provenant de l'incinération des dépotoirs sauvages, poussant d'un coin à l'autre. N'est-il pas temps de mettre fin aux fonctions de ces éternels incapables de gérer les affaires publiques conformément aux normes établies ?