Première réaction à l'annonce d'un projet de loi criminalisant toute forme de racisme, de régionalisme et du discours de haine, le Mouvement El Islah vient de saluer la décision du président Tebboune. Le parti islamiste a ainsi montré sa disponibilité à «contribuer» au projet de loi confié au gouvernement Djerad en rappelant au passage ses propositions au sujet du dossier des libertés en général, notamment «le traitement plus rigoureux des délits d'apologie du racisme et d'incitation aux actes condamnables à caractère régionaliste». Dans un communiqué rendu public, le mouvement El Islah, a déploré «des atteintes à la vie privée en violation des dispositions juridiques et morales, notamment sur les réseaux sociaux, sous prétexte de la liberté d'expression garantie par la constitution». Pour ce faire, il appelle à «définir rapidement et avec précision» les notions et la terminologie, à travers une législation qui «clarifie les choses, assainit le dossier des libertés de toutes les manifestations racistes et criminalise expressément leurs auteurs». Aux yeux de ce parti, le discours d'incitation à la haine est entretenu par «certaines parties et face auxquelles il ne faut pas se taire», et qui- lit-on- «agissent sous le couvert des libertés». Le Mouvement El Islah en profite pour appeler à «un éveil collectif pour remettre de l'ordre dans le cadre du respect de la Constitution et des lois de la République».