L'orge cédé à 2900 Da au lieu de 2500 le quintal, la farine à 2400 Da au lieu de 2000 Da et le déchet à 2000 Da au lieu de 1300 Da. Depuis l'annonce du confinement, mais surtout la fermeture des souks de vente du bétail à Oran, la spéculation bat son plein à Oran. Pour le moment, les éleveurs de bétails ne savent plus à quel saint se vouer vu la cherté, due à la spéculation dans les prix des aliments de bétails , pourtant subventionnés par l'Etat à un prix dérisoire de 1300 Da le quintal de l'orge. Idem pour la farine, malheureusement les minoteries des localités de Tafraoui, Oued Tlelat et surtout Zahana , profitent de la situation actuelle de la fermeture des souks hebdomadaires pour imposer leur dictat en décidant des hausses des prix des aliments de bétails notamment le son de blé. Les spéculateurs ne reculent devant rien, et l'on se demande où sont les éléments du service des fraudes et de contrôle au niveau des localités des communes de Tafraoui, Oued Tlelat et Zahana, où sont implantés plusiuers unités spécialisées en produits alimentaires pour bétail au su et au vu de tout le monde. Selon nos sources, des éléments des services des fraudes et des prix fermeraient les yeux sur ces dépassements pour des motifs bien connus pour ne pas s'étaler longuement sur ce sujet, sachant bien que les prix exorbitants de vente des aliments du bétail, ont mis à genoux les éleveurs de bétails de ces localités qui sont en train de souffrir le martyre, avec la sécheresse de cette année. L'observateur avéré, qui suit de près la situation qui prévaut, dans la wilaya d'Oran en matière de disponibilité d'aliment pour bétail, constate que les moutons sont chétifs, affaiblis et affamés parce qu'ils ne trouvent rien à brouter. Ce qui a accentué ce fait est le fait de constater que le retard des pluies automnales et pour quelque chose. Morveux, le ventre creux, les moutons essaient de trouver de quoi remplir le ventre. Parfois on les voie engloutir du papier, du plastique et autres déchets trouvés dans leur passage sur une terre laissée en chaume depuis le mois de mai dernier. Le berger, avec tout le risque qui peut s'encourir se met du côté de la route et accompagné de son troupeau en bordure du fossé pour permettre aux moutons de manger quelques jeunes pousses venues couvrir le sol à la faveur des dernières pluies enregistrées durant le mois courant. En outre ce fait palpable qui en dit long, les professionnels de l'élevage ovin et bovin, de la wilaya d'Oran et de Mascara des, se disent consternés et outrés par certaines mesures prises par des minoteries, dernièrement, et qui sont nullement en faveur des éleveurs qui arrivent difficilement de s'approvisionner en aliment pour bétail, dont principalement le son dont le prix connait une hausse à cause d'une pénurie, sans doute créée, de toute pièce par des spéculateurs qu'il faut à tout prix débusquer et empêcher d'agir de la sorte. Les représentants de la filière élevage (bovin et ovin) ont réagi ces derniers jours aux nouvelles mesures prises par des minoteries de la wilaya, des notes jugées antidémocratiques voir insensées et handicapantes. Devant b ces spéculateurs des minoteries, il est plus que nécessaire d'ouvrir d'une enquête minutieuse pour mettre fin à ces dépassements qui n'augurent rien de bon, sachant bien que la réglementation en vigueur qui régisse ce créneau punit les spéculateurs.