Près de 120 anciens patriotes, entre les éléments des groupes de légitime défense (GLD), des groupes de volontaires civiles (GVC) ou ceux de l'autodéfense, originaires du sud de la wilaya de Sidi Bel-Abbès, se sont attroupés, ce jeudi dernier, devant le siège de la daïra de Merine pour crier leur colère. Venus des localités voisines, -Telagh, Tefessour, Ouala, Analza, Aïn Djouhar-, les protestataires déclaraient «être dans l'expectative et abandonnés par l'Etat». Si Abdelkader, premier résistant dans cette lutte antiterroriste, reconverti ensuite en chef de détachement de la garde communale puis en retraite, souffre, aujourd'hui, le martyr. Si Khélifa, la quarantaine acquise, et ancien chef des patriotes qui n'avait cessé de traquer les terroristes avec l'appui de ses pairsn se dit «lésé présentement dans ses droits et s'interroge sur les fameuses promesses des responsables centraux qui abreuvaient les volontaires de leurs beaux discours, promettant monts et merveilles.» D'autres, composant une vingtaine, interviennent: «nous avons passé des années aux côtés des éléments des forces militaires en cantonnement, à effectuer diverses opérations de ratissage et d'embuscades dans ces zones névralgiques. Nous venons d'être carrément écartés, l'année dernière, pour diverses raisons, dont celle de l'état de santé. Notre situation sociale trop alarmante a atteint son cap de gravité. D'ailleurs, un des nôtres vient de subir une intervention chirurgicale à Tlemcen, et ce, grâce à un élan de solidarité de la population de promiscuité.» Venu en urgence pour s'enquérir des revendications de ces anciens patriotes, le représentant du secteur militaire de la wilaya de Sidi Bel-Abbès a exhorté de déléguer certains d'entre-eux pour se rendre au chef-lieu de wilaya et d'y soumettre leurs doléances. «Malheureusement, renchérissent les plaignants, notre déplacement vers ces services en question, s'est avéré vain et inutile. Si aucune suite ne nous est donnée d'ici demain lundi, un sit-in d'envergure qui est déjà programmé, sera organisé», concluent les protestataires.