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« Dhâkirat al-Jassad » (Mémoires de la chair), de Ahlam Mostaghanemi
Publié dans AlgerieNetwork le 24 - 03 - 2012


télécharger dhakirataljassad.doc
Je viens de terminer avec délectation « Dhâkirat al-Jassad » (Mémoires de la chair, trad. fr. de Mohamed Mokeddem) de la romancière arabophone algérienne, Ahlam Mosteghanemi. J'avoue qu'à sa lecture, tout ce qui est propre à ce délicieux roman prend une dimension universelle qui transcende les lieux où se déroule l'histoire. Celle-ci se passe en partie à « Constantine, Ksantina, Cirta, la Cité des Ponts, le Rocher [...] cette cité adulée et blessée, symbole d'une Algérie meurtrie par des années de guerre et le tragique échec des idéaux révolutionnaires de l'indépendance » et raconte la vie d'un ancien Moudjahid, Khaled, qui s'est exilé en France. À Paris où il devient un célèbre peintre, il voit son quotidien vite rattrapé par la présence d'une femme, Hayat, la fille de son ancien chef de maquis, qu'il a connue lorsqu'elle n'était qu'une enfant et qui lui fait aussitôt rappeler son passé de maquisard…
Pour ceux et celles qui lisent l'arabe, je vous fais suivre une copie (format Word) de ce roman. Les autres peuvent se procurer la version française (édition : Albin Michel) disponible en librairie ou dans les bibliothèques municipales.
Une chose est certaine : édité par Dar Al-Adab à Beyrouth 1993, ce roman est devenu un Best-sellers dans le monde arabe. Il est aujourd'hui à sa 18ème édition (ce qui est unique dans l'histoire de la littérature arabe contemporaine). Il a reçu plusieurs distinctions :
- le prix NOUR, distinction attribuée à la meilleure œuvre féminine en langue arabe, lui a été discernée en 1996 par la fondation NOUR du Caire.
- le prix Najib Mahfouz lui a été discerné par l'Université Américain du Caire en 1998, ce qui implique sa traduction en plusieurs langues étrangères.
- le prix 1999 du professeur Georges Tarabey qui honore chaque année la meilleure œuvre littéraire publiée an Liban.
Par ailleurs, ce roman a été traduit en plusieurs langues : en anglais par Baria Ahmar Sreih ; en italien par Francesco Leggio ; et en français par Mohamed Mokeddem. Ses versions allemande, espagnole, chinoise et kurde – pour ne citer que celles-là – son sous presse.
Enfin, considéré par la critique comme le meilleur roman arabe de la dernière décennie, il a été non seulement adopté dans les programmes de littérature de plusieurs universités arabes et occidentales (La Sorbonne à Paris, Université de Lyon, Université du Maryland à Washington, Universités Américaines de Beyrouth et de Caire, Université d'Amman, Université d'Alger, Université Saint-Joseph Beyrouth, et j'en passe), mais fait l'objet également de plusieurs thèses de Doctorat et de recherches universitaires.
Bonne lecture !
Avec mes salutations,
Azzedine G.M.
P. S. / J'ai ajouté ci-dessous de plus amples informations sur cette écrivaine et son œuvre que j'ai glanées sur le web.
Mémoires de la chair / Dhâkirat al-Jassad d'Ahlam Mosteghanemi (Auteure), Mohamed Mokeddem (Traducteur)
Mémoires de la chair, récompensé par le prestigieux prix Naguib Mahfouz et le Prix Nour de la meilleure œuvre féminine en langue arabe, est, plus qu'un roman, un hymne à une ville perdue.
Constantine, Ksantina, Cirta, la Cité des Ponts, le Rocher… autant de noms qui chantent la cité adulée et blessée, symbole d'une Algérie meurtrie par des années de guerre et le tragique échec des idéaux révolutionnaires de l'indépendance. Khaled, l'ancien moudjahid, a choisi l'exil. Mais à Paris, où il est devenu un peintre célèbre, une femme le rappelle à son passé : Hayat, la fille de son ancien chef de maquis, qu'il a connue lorsqu'elle n'était qu'une enfant.
Tendre et violente, enjôleuse et insaisissable, Hayat s'offre à Khaled pour mieux se dérober. Comme Constantine, elle porte en elle le deuil de ses proches et la douleur des amours défuntes, inscrites, dans sa chair, en lettres de feu.
Sur l'auteur :
Ahlam Mosteghanemi est algérienne.
Elle a étudié la littérature arabe à l'Université d'Alger, puis à la Sorbonne où elle a obtenu un doctorat en 1982. Elle est l'auteur d'un essai sur la place de la femme dans la littérature algérienne, de deux recueils de poésie et de deux romans : L'Anarchie des sens et Mémoires de la chair. Ecrit en arabe, ce roman est d'abord paru au Liban (il en est à sa 18e édition dans le monde arabe) avant d'être traduit en anglais et en italien. Mariée à un Libanais, elle vit à Beyrouth depuis 1994.
Lire aussi…
Son livre, intitulé : Le chaos des sens, traduit en français par France Meyer.
Récompensée par le Prix Naguib Mahfouz et le Prix Nour de la meilleure ouvre féminine en langue arabe pour Mémoires de la chair, la romancière algérienne Ahlam Mosteghanemi est une voix unique de la littérature arabe.
Politique, elle exprime la révolte d'une femme et d'un peuple ; nourrie de culture française, elle a su inventer un style très personnel, dont la sensualité et le lyrisme n'excluent jamais l'ironie. Dans l'Algérie des années 80, saccagée par la corruption et le fanatisme, l'épouse d'un militaire algérien proche du pouvoir vit une passion dévastatrice pour un inconnu. Cette liaison va l'entraîner au cœur du » chaos des sens « , mais aussi d'une histoire où le rêve et la réalité se confondent.
Car l'homme qu'elle aime sans rien savoir de lui n'est peut-être pas celui qu'elle croit, même s'il ressemble comme un frère au héros de la nouvelle qu'elle est en train d'écrire…
Entre douleur et nostalgie, colère et dénonciation, cette flamboyante et troublante histoire d'amour – fresque de l'Algérie des vingt dernières années – confirme l'immense talent d'Ahlam Mosteghanemi.
source
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Ahlem est une grande écrivaine et poétesse arabophone native de Constantine. Elle est connue pour être l'écrivaine la plus lue dans le monde arabe.
Née en 1954, elle a grandi dans un milieu familial dans lequel son père a joué un rôle central. Son père n'est autre que Mohammed Chérif, militant du P.P.A ( Parti du Peuple Algérien ), qui eu une vie politique intense. Il fut également très attaché à la poésie et aux auteurs classiques français.
Son père est présent partout dans ses écrits, même lorsqu'il n'apparaît pas. Il est un haut fonctionnaire, qui fut victime d'une dépression dès 1967 en partie à cause de son incapacité à gérer les conflits générés par la prise du pouvoir par le colonel Houari Boumediene en 1965. Alhem a subit cette histoire qui est l'histoire algérienne durant toute sa jeunesse.
A 18 ans, elle décroche son Baccalauréat et en parallèle, présente une émission radio à succès "hamassat", et pendant la même période elle commence à publier des articles dans les journaux. Un peu plus tard, elle se marie à un journaliste libanais sympathisant de la lutte algérienne, et se consacre à l'éducation de ses trois enfants en même temps que ses études universitaires. Elle étudie la littérature arabe à l'Université d'Alger, puis à la Sorbonne où elle obtient un doctorat en 1982.
Dans les années 80, elle collabore à plusieurs revues éditées à Paris et à Londres. Ses romans comme sont célèbres dans tout le monde arabe, notamment sa trilogie, Passager d'un lit, L'anarchie des sens et La mémoire de la chair - en arabe Dhakirat al-jassed - Ces romans mettent en valeur le corps. D'ailleurs le livre La mémoire de la chair sera interdit dans plusieurs pays arabes et ce, pendant plusieurs années. Actuellement, l'écrivaine prépare une adaptation de ce roman au petit écran, qui en est à sa dix-septième édition,ce qui est unique dans l'histoire de la littérature arabe contemporaine. A noter que ce roman a été traduit en plusieurs langues dont l'anglais par Baria Ahmar Sreih, l'italien par Francesco Leggio, et le français chez Albin Michel par Mohamed Mokeddem. Le jury du prix Najib MAhfouz, qu'elle a reçu pour ce livre n 1998 dira :
" L'écrivain algérien Ahlem Mosteghanemi, est une lumière qui scintille au milieu de ces ténèbres. Ce roman a pu réunir le meilleur du roman international et de la tradition populaire. Ecrit avec une langue arabe élégante et un sens littéraire aigu, il est doté d'une trame technique esthétique unique dans son genre, et d'une narration bien ficelée qui provoque l'admiration et l'éblouissement »."
Le Passager d'un lit , quant à lui, a été vendu à 80 000 exemplaires.
Voici ce que dira Ahlem concernant la femme algérienne et la littérature qui est un reflet de notre société : " Il faut défendre cette nouvelle littérature, cette nouvelle société. Et moi toute seule, je ne puis rien faire. Il faut qu'on soit nombreux pour faire face à cette vague dangereuse qui s'abat sur nous. Nous sommes tous responsables de cette image.". Elle voit cette femme combattante, active, et elle se bat pour qu'elle soit reconnue à sa juste valeur.
Enfin, Ahlem Mostaghanemi relève souvent la question de l'immortalité de l'artiste écrivain arabe. En effet, le statut de ce dernier n'est pas vraiment valorisé, et surtout, sa mémoire n'est pas réellement respectée. En tout cas, Alhem, restera une artiste écrivaine immortelle. Elle est d'ailleurs aujourd'hui l'écrivaine la plus lue dans le monde arabe.


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