Les Nations Unies ont affirmé lundi que le statut du Golan syrien n'a pas changé et qu'elles considèrent toujours "l'annexion de ce territoire par Israël comme nulle et non avenue". "La politique de l'ONU sur le Golan est reflétée dans les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et cette politique n'a pas changé", a déclaré le porte-parole du SG de l'ONU, Stéphane Dujarric. Dans une résolution adoptée en 1981 par le Conseil de sécurité, les 15 membres de l'instance suprême de l'ONU ont réaffirmé à l'unanimité que "la décision d'Israël d'imposer ses lois, sa juridiction et son administration sur le plateau du Golan syrien occupé est nulle et sans effet juridique sur le plan International", rappelle Dujarric. Rompant avec des décennies de politique américaine sur ce territoire occupé, le président Trump a signé lundi une proclamation reconnaissant formellement la souveraineté d'Israël sur le Golan syrien. S'exprimant devant le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, Trump a déclaré qu'il venait de prendre une "mesure historique". "Cela aurait dû se passer il y a plusieurs décennies", a indiqué Trump en signant la proclamation à la Maison Blanche. Dans une première réaction à la décision américaine, la Russie a dit craindre une "nouvelle vague de tensions" au Proche-Orient. "Malheureusement cela peut conduire à une nouvelle vague de tensions dans la région du Proche-Orient", a averti la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. De son côté Damas a qualifié la décision de la Maison Blanche de "violente attaque contre l'intégrité territoriale de la Syrie". "Trump n'a ni le droit ni l'autorité légale pour légitimer l'occupation israélienne", a déclaré une source du ministère des affaires étrangères syrien à l'agence de presse Sana.