Se présentant au bureau du maire d'Oran pour avoir des informations sur le déroulement de l'opération de collecte des signatures des formulaires au profit des candidats à la prochaine présidentielle, notre confrère d'El Khabar, Lahcen Bourbia, a été agressé par son hôte. Sans raison, le maire a intimé au journaliste de sortir du bureau en le traitant de tous les noms. Ne s'attendant pas à une telle réaction de la part du premier magistrat de la ville, le journaliste se contente de répliquer qu'il se trouvait au siège d'une institution de la République. Ce qui a soulevé l'ire du président de l'APC qui a outrepassé ses prérogatives et a lancé des gros mots et surtout usé de propos racistes à l'endroit du journaliste. Cette agression a eu lieu en présence de deux vice-présidents de l'APC. Les cris et les insultes du maire ont alerté tous les employés du second étage de l'institution, notamment les femmes. Offensé, le journaliste a porté plainte au commissariat du Front de mer. Un procès-verbal a été établi par un inspecteur de la police judiciaire et la plainte a été enregistrée. Le Syndicat national des journalistes (SNJ), informé, a décidé de se constituer partie civile. D'autres contacts sont engagés avec des organisations professionnelles régionales et mondiales pour condamner cette agression contre un confrère. Déjà le SNAPAP, le CNES et la Ligue de défense des droits de l'homme, par la voix de leurs responsables locaux, se sont déclarés solidaires avec le chef du bureau d'El Khabar. Depuis que l'information de cette agression a circulé, les marques de sympathie affluent de toutes parts sur le téléphone mobile de notre confrère. Des avocats se sont constitués pour représenter notre confrère et tiennent à faire du procès « un modèle de défense de la citoyenneté », selon les dires de l'un d'entre eux.