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Chassée de chez elle, Oum Kamel vit sous une tente
Publié dans El Watan le 04 - 02 - 2009

Des chaises en plastique, des drapeaux palestiniens, quelques matelas recouverts de couvertures : voilà à quoi ressemble la nouvelle demeure de Oum Kamel. Une tente fabriquée de bâches sous laquelle elle trouve un peu de réconfort auprès de sa famille, de ses voisines et des Ong internationales venues la soutenir.
De l'entrée de la tente, elle peut voir sa maison, à une centaine de mètres de là, désormais occupée par des colons installés dans ses affaires personnelles et protégés par des soldats. « Il y a deux mois, des militaires israéliens sont entrés chez nous à 3h30 du matin, raconte-t-elle. Ils ont déclaré le pâté de maisons zone miliaire et nous ont mis dehors. Mon mari, sur un fauteuil roulant, a eu une attaque. Nous l'avons emmené à l'hôpital mais il est mort dix jours plus tard. » D'après un rapport publié par l'association pacifiste israélienne La Paix maintenant, le gouvernement aurait lancé en 2007 des appels d'offres pour la construction de 952 unités de logement sur les territoires, soit quatre fois plus que l'an dernier sur la même période.
« Les Israéliens sont passés à la vitesse supérieure parce qu'ils sont inquiets », explique Anwar Abu Eisheh, professeur de droit résidant à Al Khalil où il admet que dans la vieille ville, le comportement des colons tourne au harcèlement. « La situation est très difficile, en particulier pour la femme. C'est elle qui souffre le plus des colons parce qu'elle reste à la maison. Il y a trois ans, le mufti de la ville a même lancé un appel à la population pour que les couples arrêtent de divorcer ! L'homme palestinien sait depuis 1967 qu'il ne peut pas protéger ses enfants mais en plus, depuis la seconde Intifada, il ne peut plus les nourrir. Entre un mari invivable et les colons, la femme demandait le divorce ! » Protégé par les vieilles pierres de sa maison, Newal essaie tant bien que mal de protéger sa famille des attaques de ses voisins fondamentalistes qui, récemment, ont mis le feu à une des pièces de la maison. « Mes enfants sont tous allés au moins une fois à l'hôpital, car les colons leur lancent des gaz lacrymogènes, confie-t-il.
Ghandi, mon jeune fils, s'est cassé la jambe en tombant de vélo, déstabilisé par les pierres qu'on lui jetait. Ils m'ont proposé un million de dollars. Mais je ne l'ai pas pris. Pour qu'ils me tuent avec mes enfants au moment où je quitte la maison ? Et puis Dieu a dit que c'était ma maison. Alors pourquoi je partirais ? » A Al Qods aussi, la colonisation de la vieille ville est aussi passée à la vitesse supérieure. En plus des murs et routes exclusives annexant la ville, les Israéliens infiltrent les quartiers arabes en créant des anneaux juifs intérieurs autour et dans la cité. Selon un rapport de l'association israélienne Yemin Yehuda, le lien entre les petites colonies construites autour des murs de la cité et les activités des colons dans les murs ne fait pas de doute. Objectif : prendre le contrôle de Haram Al Sharif et resserrer l'anneau des colonies formé par les groupes juifs extrémistes. « Le gouvernement d'Israël a commencé à transférer le contrôle des régions les plus fortement contestées à l'organisation juive la plus extrémiste, Elad », alerte l'association Americans for peace now. Depuis trois ans, les colons ont pris le contrôle de terres adjacentes à Haram Al Sharif sur sa partie nord. Ammar habite dans cette zone.
« Ma maison est au milieu de la vieille ville entre les quartiers musulmans et juifs. Depuis quelque temps, les Israéliens procèdent à des excavations et ont carrément ouvert un tunnel sous la maison, sans doute pour faire un chemin que seuls les juifs emprunteront pour se rendre à la nouvelle synagogue, à deux mètres de chez nous. Si bien que les murs commencent à se fissurer. C'est très dangereux, car elle peut tomber d'un instant à l'autre… »
Oum Kamel, qui depuis 1948 fuit les Israéliens, croit malgré tout au jour où elle pourra vivre en paix. Même si les soldats ont détruit la nuit dernière pour la énième fois sa tente et les toilettes attenantes. Après tout, le gouvernement jordanien lui a bien donné un bout de terre pour construire sa maison. « Les militaires ont voulu me chasser sous prétexte que ma situation n'était pas réglementaire, mais ce terrain est loué. Alors ils ont trouvé autre chose : ils me réclament 430 shekels sous prétexte que la tente n'est pas conforme. Ils veulent que nous devenions violents, pour provoquer plus de sang, plus de violence. Mais on ne doit pas faire ce qu'ils attendent de nous. Je connais bien les Israéliens. La paix les effraie, les affaiblit et les divise. Je resterai calme mais je ne partirai pas, promet-elle. Notre terre n'a pas de prix. »


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