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Point de vue
Publié dans El Watan le 07 - 11 - 2004

Les bourreaux de nos parents redoubleront de férocité de par le statut de héros et de l'impunité qui leur sera concédée par le Pouvoir. Ils jugeront tout à fait logiques, licites et légaux les massacres perpétués contre tout un peuple sans défense et innocent. Le bourreau, lavé de ses crimes, sera renforcé dans sa logique idéologique meurtrière et agressive. Nous assisterons alors à une tragédie du siècle que nul pays au monde n'a encore vécue. Et c'est pour toutes ces raisons qu'il est hors de question pour nous, les familles victimes de l'intégrisme religieux, d'accepter de servir de courroie de transmission ou de signer des chèques en blanc pour n'importe quelle institution ou autres corporations douteuses. Nul n'a le droit de pardonner à notre place. Le pardon est un acte individuel, c'est un acte personnel. Nous refusons l'impunité et les privilèges flagrants accordés à ces sanguinaires éventreurs de femmes enceintes. Le pardon relève uniquement de la responsabilité des familles des victimes et de leurs proches, mais jamais à travers ce référendum douteux. Nul n'a le droit de faire du commerce avec le sang et le sacrifice de Tahar Djaout, Katia Bengana, Mekbel, Boucebssi, Asselah et fils, Aslaoui, Stambouli et toutes les autres victimes de cette tragédie. Nous refusons et nous nous indignons du peu de respect accordé à ceux qui ont eu le courage, au prix de leur vie, de s'opposer au dictat de ces sanguinaires. Cette idée de référendum est synonyme de blanchiment, d'impunité, d'injustice et de dépassement. L'Etat, au lieu d'organiser ce référendum, ferait mieux de rechercher d'abord les causes réelles qui ont plongé le pays dans le désastre depuis plus de dix ans avec, à la clé, plus de deux cent mille victimes civiles innocentes et d'autres corporations confondues. Et pour cela, la responsabilité de l'Etat à travers la justice doit faire son travail pour confondre et juger tous ceux qui sont, de près ou de loin, concernés par cette mise en scène, ce scénario préparé de longue date en utilisant cette arme redoutable, qui est la religion, à des fins politiciennes seulement pour se maintenir ou accéder au pouvoir. Donc pour nous, les familles victimes, et pour l'ensemble des Algériens, ce référendum pour cette douteuse grâce amnistiante ne fera qu'accentuer les douleurs, la haine et la vengeance. Et c'est la raison pour laquelle, nous refusons que la maison Algérie soit construite avec le sang versé de nos parents, tant que cette arme redoutable, à travers la religion qui justifie et qui rend le crime licite et légal, n'est pas éradiquée à la racine. Cette maison Algérie s'écroulera à la moindre secousse, car ses fondations ne seront pas assez profondes ni renforcées pour supporter toutes ces injustices, ces assassinats gratuits que le peuple a subis durant les 42 années de libertés confisquées. Voilà tout le désastre de l'article 2 de la Constitution, qui est à l'origine de la perte cruelle de nos parents.
* Père de Katia, lycéenne âgée de 17 ans, assassinée à Meftah le 28 février 1994 à sa sortie du lycée pour avoir refusé de porter le voile contre sa volonté.

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