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École privée
Un cahier des charges « scellé et non négociable »
Publié dans El Watan le 08 - 02 - 2005

Le 31 janvier 2005 était la date limite imposée aux chefs d'établissements privés pour retirer le cahier des charges afin de pouvoir bénéficier d'un agrément et d'une reconnaissance.
S'il est admis et accepté que les « égarés » de l'école fondamentale authentique ayant passé plus d'une décennie dans le « maquis éducatif », doivent se conformer à la loi réglementant et régissant la pratique scolaire, il n'en demeure pas moins que ce cahier des charges, du moins dans son volet pédagogique, ne peut émaner de la seule volonté imposée du ministre et de ses collaborateurs, mais devrait résulter d'une démarche toute différente, plus prudente, plus rigoureuse et plus responsable. Un cahier des charges élaboré à huis clos « scellé et non négociable », voilà ce qui est proposé aux écoles privées comme marchandise concommitante à leur droit d'existence. Vu sous cet angle, la manière dont est abordée la régularisation des écoles privées ressemble plus à une volonté de sanctions qu'à un souci de résoudre une situation certes illégale, mais légitime. Légitime, parce que l'école publique a été défaillante, inadaptée, utilisant une méthode pédagogique basée sur la soumission, niant toute forme d'intelligence ou plutôt privilégiant l'intelligence réceptive, enlevant toute possibilité de création, de liberté et de responsabilité. Une pédagogie de l'endoctrinement faisant des enfants des militants partisans de l'ordre établi a prévalu sur celle qui fait appel au développement harmonieux de l'intelligence et de l'épanouissement équilibré de l'enfant. Cette école ne pouvait nous satisfaire et nous l'avons fuie, nous l'avons évité à nos enfants avec tous les risques ô ! combien nombreux, complexes et graves que nous avons encourus et nous en étions conscients. Conscients que les résistances aux changements seraient nombreuses, que les manœuvres de retardement diverses et souvent efficaces quand la volonté politique est insuffisante et timide. Conscients que les responsables du sinistre dans lequel ils ont plongé le système éducatif national, au lieu de faire leur examen de conscience trouveraient dans l' école privée le bouc émissaire tout désigné, ceux-là mêmes qui après la faillite du sytème du parti unique, ont voulu rendre responsable la démocratie et le multipartisme de toutes les dérives, de l'anarchie et surtout de l'avènement du terrorisme durant la dernière décennie. A ce propos, je ne suis pas de ceux qui disent que l'école fondamentale a formé des terroristes, mais il est évident que cette école n'a pas su éduquer, éviter et surtout combattre les forces du mal qui ont déchiré et qui continuent de déchirer notre société. Je vous le dis sans détours, et là, je m'adresse à vous personnellement Monsieur le président de la République, la réforme de l' éducation, dont vous avez fait un axe prioritaire dans votre programme, ne peut aboutir ou réussir avec des responsables prônant le double langage, entretenant la confusion et l'équivoque, manquant de sérieux, avec une organisation défaillante masquée par des propos belliqueux, voire orduriers, indignes de responsables en charge de l'éducation de millions d'enfants. Que penser de ce « haut » commis de l'Etat du ministère de l'Education nationale qui, lors d'une réunion avec les chefs d'établissements privés est allé jusqu'à dire : « Nous les débusquerons comme des rats ! », en parlant de nos enfants ou encore en proposant un calendrier de « reconversion » « jusqu'à extinction de cette population » ! Ainsi donc, nos enfants sont des rats que ce haut responsable promet de débusquer et d'exterminer au nom de l'Etat qu'il représente et de votre réforme monsieur le président. Ce type de discours ne peut émaner de responsables « responsables » mais plutôt d'individus rétrogrades qui n'ont pu émerger au sein du secteur que parce que celui-ci a été déserté des véritables compétences. Dommage qu'il soit mille fois plus facile de proférer des menaces ou des insanités que d'accomplir un acte courageux.Acculé, le sieur Khaldi, puisque c'est de lui qu'il s'agit, devient, selon ses dires, un commis de l'Etat, sous ce burnous, c'est surtout la volonté et le désir de préserver des aises et tous les avantages dont il lui serait sûrement embarrassant d'avouer les origines. Les véritables commis de l'Etat, sincères et surtout dévoués à la chose publique, ayant le souci de la réussite de la réforme de l'éducation ne me reprocheront certainement pas d'être vrai... Ils sont avec nous pour souhaiter ardemment que cela aboutisse et que cela change. Mais l'arriviste a cela de commun avec les écrevisses, c'est de marcher en arrière, capitulant constamment, et c'est en reculant chaque jour qu'il atteint le plus sûrement son but. Pour être cohérente et positive, la réforme de l'éducation devra tenir compte aussi bien des paramètres techniques, pédagogiques qu'humains ; inscrite dans le nouveau contexte de démocratie de la libre initiative, avec comme objectif la démocratisation, non seulement de la scolarisation mais aussi de la réussite. Cela impliquerait une direction commune, avec une feuille de route inspirée des orientations contenues dans le programme du président de la République, suivie par des cadres convaincus sous peine de n'aboutir qu'à un replâtrage d'autant plus nocif qu'il masquerait en les perpétuant les erreurs du passé. Cela impliquerait également et surtout un effort pour que changent les mentalités de ceux qui ont la responsabilité de ce secteur. Cela impliquerait enfin un responsable digne de ce nom, capable de piloter la réforme et non être à sa remorque, un responsable doté d'une grande capacité d'écoute capable de s'intéresser réellement au sujet et surtout de ne pas mépriser ses interlocuteurs. Un responsable qui a le droit de se tromper, mais non celui de nous tromper. L'essor qu'a pris et que continue de prendre l'école privée est indéniable ; chercher à s'informer, évaluer et même apprendre de cette expérience plutôt que de feindre l'ignorer ou la culpabiliser n'a rien de déshonorant. C'est, au contraire, une preuve de considération donnée aux citoyens qui ont fait et qui continuent de faire ce choix. Un dernier mot concernant le français comme langue d'enseignement des matières scientifiques, que j'ai déjà abordé dans un récent article et qui serait, selon certains responsables, comme une aliénation à une culture ou à un passé, je dirai tout simplement que l'Algérie possède suffisamment de culture et de passé, c'est d'un avenir qu'elle a besoin.Cet avenir ne peut venir que d'une école performante, ouverte sur l'universalité.

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