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« Le terrorisme au Maghreb est une menace pour le monde entier »
Philip J. Crowley, Secretaire d'état adjoint au département d'état
Publié dans El Watan le 01 - 10 - 2009

L'Administration de Barack Obama semble prendre très au sérieux l'évolution de la situation sécuritaire dans les régions du Maghreb et du Sahel. Au département d'Etat, on estime que les groupes terroristes qui activent dans le Maghreb et dans la région du Sahel constituent une menace réelle non seulement pour les pays de la région mais pour le monde entier.
« Cette situation nous préoccupe et nécessite un déploiement d'efforts importants de la part des pays de la région et des Etats-Unis pour venir à bout de ces groupes armés », a indiqué le secrétaire d'Etat adjoint, Philip J. Crowley, lors d'une conférence de presse tenue, avant-hier au siège du département d'Etat à Washington. Interrogé sur la manière dont les Etats-Unis pensent agir dans la région dans le cadre de la lutte antiterroriste, le bras droit de la secrétaire d'Etat, Mme Hillary Clinton, a rappelé que « la décision prise par les groupes terroristes dans la région de s'affilier à Al Qaïda constitue une réelle menace pour la stabilité des pays de la région ainsi que pour le monde entier. Cette donne a amené le président Obama à réaffirmer sa détermination et sa disponibilité à agir dans la perspective de régler tous les problèmes dans lesquels se débat cette région et cela bien évidemment en concertation avec les pays de la région ».
Elargissement de la sphère du dialogue
Et d'ajouter : « La situation nous préoccupe beaucoup et l'Administration actuelle fait de cette question une priorité importante qui nécessite les efforts de tout un chacun. » Cela dit, la solution que préconise Washington ne réside pas nécessairement dans l'intervention militaire directe, comme ce fut le cas en Afghanistan. Selon ce responsable du département d'Etat, « la solution consiste à s'attaquer aux causes qui font que ces groupes terroristes opèrent encore dans la région. Paradoxalement, cette menace des groupes terroristes représente une opportunité pour les pays de Maghreb de travailler ensemble et de renforcer la coopération entre eux afin de stabiliser la région définitivement », a souligné M. Crowley, qui était colonel dans l'armée de l'air et qui avait participé à la première guerre du Golfe, nommée « Tempête du désert ». Pour ce qui est de Washington, le secrétaire d'Etat adjoint a assuré que son pays coopère beaucoup avec ses partenaires dans la région pour en finir avec ces groupes armés.Par ailleurs, M. Crowley plaide pour l'élargissement de la sphère du dialogue politique dans chaque pays afin de s'assurer d'une adhésion massive aux démarches entreprises. Il a fait savoir que « la recette du succès réside dans un dialogue politique serein qui associe toutes les sensibilités politiques dans chaque pays afin de libérer des énergies capables de participer au développement de chaque pays dans cette région. Seule cette condition peut permettre d'espérer une stabilité permanente dans cette région où les Etats-Unis ont beaucoup d'intérêts ».Il faut rappeler à ce titre que l'Administration américaine du temps du George Walker Bush avait fait une grande campagne pour implanter, dans le continent noir, le commandement militaire américain pour l'Afrique, connu sous le nom « Africom » dont le but, a-t-on tenté de faire croire, était d'offrir une aide aux pays africains pour faire face aux menaces terroristes. Mais les tentatives américaines ont buté sur un refus catégorique des pays africains, aucun d'entre eux n'a souhaité accueillir sur son territoire une base militaire américaine. Les Américains furent alors contraints de faire héberger provisoirement Africom à Stuttgart, en Allemagne.
Eviter le bourbier iranien
Cependant, la nouvelle Administration que conduit Barack Obama semble favoriser le choix non militaire pour ramener la stabilité et la paix dans les zones « chaudes ». Selon un autre responsable du département d'Etat, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, quant au cas du Sahel et du Maghreb, « les Etats-Unis n'interviendront jamais militairement même s'il y a une réelle menace contre nos intérêts économiques dans cette région. Nous faisons beaucoup de choses avec nos partenaires dans la région pour mieux protéger leurs intérêts et les nôtres, mais dans le cas de force extrême, nous allons recommander à nos ressortissants d'être très vigilants et au pire des cas les rapatrier. Cependant, on n'en est pas là, les choses se passent plutôt bien. Nous avons énormément investi dans cette partie du globe, notamment en Algérie et ce ne sont pas ces menaces qui vont nous faire fléchir ». S'agissant du dossier iranien qui semble occuper un espace important dans le débat national américain depuis peu, le secrétaire d'Etat adjoint, Philip J. Crowley, est catégorique. « L'avenir de l'Iran est dans son intégration dans la communauté internationale, sinon s'il demeure dans sa volonté de se doter d'armes nucléaires, il est inévitablement condamné à un isolement international. Nous continuons à dire qu'il faut engager un dialogue sérieux et franc au niveau multilatéral et bilatéral, mais si ce pays ne nous donne pas des informations sur ses activités nucléaires, cela va entraîner des conséquences désastreuses », a-t-il assuré. Et pour mieux accorder leurs violons, Américains et Européens vont se retrouver aujourd'hui à Genève « pour une réunion très importante afin d'arrêter une démarche commune à suivre vis-à-vis de l'Iran. Mais une chose est sûre, si le régime de Téhéran persiste dans sa logique, il ne récoltera que plus de sanctions et un isolement sur le plan international », a indiqué M. Crowley. Ce dernier n'exclut pas de voir cette arme nucléaire que l'Iran veut posséder « tomber entre les mains d'Al Qaïda » !Vont-t-ils aller jusqu'à utiliser la force pour « ramener l'Iran à la raison » ? Pas si simple, une autre intervention musclée dans la région risquerait d'enfoncer Washington dans un bourbier pire que celui de l'Irak. En tout cas, beaucoup de responsables américains ne semblent pas enthousiasmés par « le va-t-en-guerre, car ce n'est pas la religion d'Obama », a résumé le célèbre journaliste américain du Washington Post, Bob Woodward, lors d'une rencontre avec les journalistes avant-hier au centre de presse du département d'Etat. Il est vrai qu'Obama – qui hérite d'un bilan « dramatique » de l'ancienne Administration – ne dispose pas d'une bague magique pour pouvoir régler les conflits, notamment en Afghanistan et celui israélo-palestinien. Ces conflits trouveront certainement leur issue mais à long terme, assurent certains observateurs à Washington. En somme, même le monde arabe doit prendre son mal en patience, Obama, en plus des défis internes qui le préoccupent, « veut vraiment être le président américain par qui la paix fleurira au Proche-Orient », assurent de nombreux journalistes et politologues proches de la Maison-Blanche.


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