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La prochaine bataille du Pakistan
L'analyse de Hassan Abbas. Professeur attaché à la Kennedy School of Government de l'université de Harvard
Publié dans El Watan le 15 - 01 - 2010

La situation se dégrade dans le sanctuaire terroriste du Sud-Waziristan le long de la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan.
Il aura fallu du temps à l'armée pakistanaise pour réagir à la montée de la violence et au chaos dans cette région, mais sa campagne au Sud-Waziristan progresse. Cette campagne démontre la détermination du Pakistan à rétablir son autorité dans cette région. Mais la marge d'action des militaires est très limitée. Les terroristes ont par le passé démontré leur capacité à encaisser des coups, à y répondre et même leur aptitude à reconstruire leurs réseaux. Alors même que l'armée pakistanaise lançait son opération Rah-e-Nijat (la voie du salut) en octobre, une douzaine d'attaques terroristes sanglantes au cœur des principales villes du pays ont fait la preuve de la détermination des combattants du Sud-Waziristan. Dans certains cas, de hauts responsables de l'armée et des services de renseignements étaient visés devant leur propre domicile à Islamabad, malgré d'importantes mesures de sécurité au cœur et autour de la capitale. L'attaque du 11 octobre du quartier général de l'armée à Rawalpindi était l'une des plus audacieuses et a fait trembler le commandement militaire car les terroristes semblaient connaître la disposition des lieux et les dispositifs de sécurité des bâtiments. Mais cette maîtrise du terrain a aussi joué contre les militants car elle a permis de révéler les vrais enjeux pour le pays. L'offensive terrestre au Waziristan n'a provoqué aucune manifestation populaire d'opposition.
Mais un succès de l'armée au Sud-Waziristan ne sera que le préambule à la résolution de ce problème. Les groupes de militants sont éparpillés dans les zones tribales à la population clairsemée, y compris dans le nord du Waziristan, l'Orakzai, et le Mohmand. De plus, ces violences partisanes se sont aussi répandues au cœur même du Pakistan. On constate désormais une montée des fanatiques religieux dans la région sud du Pendjab ; et se débarrasser du problème dans cette région est un défi bien plus grand que celui des zones tribales pachtounes. De nombreux militants au Pendjab ont travaillé étroitement avec les services de renseignements pakistanais pendant de longues années et leurs infrastructures sont dispersées et cachées dans de nombreuses villes et villages. L'armée, qui recrute abondamment au Pendjab, n'utilisera pas la force comme elle le fait dans les zones tribales. Le succès au sein même du Pakistan ne sera réel qu'avec un effort concerté pour renforcer l'autorité de la loi, associé à un soutien total des services de renseignements. La profonde crise de sécurité au Pakistan est visible tout le long de la frontière avec l'Afghanistan, ce qui est un modèle de ce qu'il ne faut pas faire. Les talibans afghans, déchus du pouvoir et chassés du pays fin 2001, n'auront eu besoin que de quelques années pour renaître de leurs cendres. Ils doivent leur renaissance à l'incapacité du gouvernement afghan et de ses soutiens internationaux à reconstruire et à stabiliser le pays. La résurrection talibane doit beaucoup au fait que les combattants ont pu se réfugier dans les zones difficilement accessibles de la région frontalière entre le Pakistan et l'Afghanistan, et à un soutien provenant d'éléments à l'intérieur même du Pakistan. Aujourd'hui, l'OTAN et les forces afghanes doivent se préparer à prendre en charge les talibans afghans chassés par le Pakistan.
Au vu des combats au Pakistan, les Etats-Unis, l'Afghanistan et l'Inde s'attendent à ce que l'armée pakistanaise prenne en charge les talibans afghans et les militants pakistanais. Mais on estime le nombre de combattants éparpillés dans les zones tribales pachtounes à quelques milliers dont un grand nombre investi dans des opérations en Afghanistan. Les mouvements transfrontaliers d'éléments radicaux prouvent la nécessité d'une coopération internationale. De plus, les alliances entre les différents groupes radicaux sont en constant mouvement, reflétant les traditions tribales et l'opportunisme ambiant. Rien ne permet de discerner vraiment un modèle cohérant qui expliquerait la politique pakistanaise ; ni les observateurs extérieurs qui constatent ces changements d'alliances ni la manière avec laquelle le gouvernement pakistanais gère cette situation. Mais ce sont les politiques régionales qui sont déterminantes, surtout la rivalité persistante entre l'Inde et le Pakistan. A toutes les étapes de ce long conflit qui a entraîné l'intervention des Etats-Unis dans la région, le Pakistan a cherché à limiter l'influence de l'Inde en Afghanistan. En effet, l'influence et l'investissement grandissants de l'Inde en Afghanistan perturbent l'appareil sécuritaire national du Pakistan. A terme, les dynamiques de la politique afghane détermineront le destin de l'Afghanistan. Mais un effort de collaboration entre l'Inde et le Pakistan pour stabiliser le pays pourrait faire des merveilles. L'Afghanistan risque bien de devenir un nouveau territoire de contestation entre le Pakistan et l'Inde, comme ce fut le cas au Cachemire où les conflits ont mis à mal les deux pays pendant plus de 60 ans. En Afghanistan aujourd'hui, ils ont l'opportunité d'éviter d'en arriver à de tels excès et d'agir pour la stabilité tout en préservant leurs intérêts mutuels. Le Pakistan doit être capable de se concentrer sur son avenir. Insolvable financièrement et politiquement paralysé, le Pakistan a autant besoin de l'aide internationale pour le développement des zones tribales libérées que d'espoir pour sa jeunesse, 65% de sa population, surtout celle vivant dans ces zones. Pour l'Inde, la stabilité du Pakistan et de l'Afghanistan faciliterait son avènement en tant que puissance économique mondiale. Les deux pays devraient prendre avantage de l'opportunité de coopération proposée par la campagne de l'armée pakistanaise contre les combattants du Waziristan.
Source : www.project-syndicate.org/commentary/abbas7/French


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