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Les préalables du directeur général du Trésor
Publié dans El Watan le 30 - 09 - 2017

A en croire le directeur général du Trésor, Fayçal Tadinit, auditionné, jeudi, par la commission des finances de l'Assemblée, «la maîtrise des dépenses publiques est la meilleure voie pour maîtriser ce financement», précisant que le déficit enregistré concerne le budget d'équipement et non celui de la gestion, et de ce fait, «il faut dépenser dans des projets à forte rentabilité». Sous la pression d'une situation budgétaire tendue, le gouvernement est plus que jamais condamné à délibérer dans les meilleurs délais sur les réformes à mener en vue de desserrer l'étau sur le Trésor. C'est une nécessité absolue.
De même que l'idée d'avoir un vrai budget qui permettra de progresser crescendo sur le chantier de l'assainissement des finances publiques. Sur cette question, le gouvernement souffle encore le chaud et le froid, indiquant tantôt vouloir perpétuer sa politique sociale volontariste tant à l'adresse des ménages qu'en faveur de ses institutions et entreprises et nourrissant, tantôt, l'ambition de rétablir la viabilité des finances publiques. L'Exécutif ne fait montre jusqu'ici d'aucune rupture avec les mœurs budgétaires du passé. Les grandes tendances contenues dans l'avant-projet de loi de finances 2018 sont loin de traduire le tournant budgétaire attendu. Pourtant, le dernier Conseil des ministres daté du 6 septembre avait insisté sur le fait que le financement non conventionnel doit s'accompagner impérativement de «la mise en œuvre d'un programme de réformes structurelles économiques et financières destinées à rétablir l'équilibre des finances publiques ainsi que l'équilibre de la balance des paiements».
Or, le premier budget du gouvernement Ouyahia ne traduit aucun changement majeur en matière de politique budgétaire, en dépit d'un contexte radicalement différent. Face aux tensions financières que traverse le pays, l'Exécutif privilégie la planche à billets pour la couverture des déficits du Trésor, la dette interne ainsi que pour le renflouement du Fonds national d'investissement. Pour cette année, il reste à couvrir 570 milliards de dinars de déficit, d'où l'impératif de modifier la loi sur la monnaie et le crédit, estime le directeur général du Trésor, Fayçal Tadinit. Auditionné par la commission des finances de la Chambre basse du Parlement dans le cadre de l'examen du projet de loi complétant et modifiant l'ordonnance relative à la monnaie et au crédit, un préalable réglementaire à la mise en marche de la planche à billets, le DG du Trésor a indiqué que «la conjoncture actuelle nous impose d'aller vers ce type de financement».
S'agissant des répercussions de ce mode de financement, le même responsable a précisé : «Si certains experts focalisent sur la mise en exergue des inconvénients de ce financement, d'autres disent que c'est un outil qui peut être efficace, si on en fait bon usage, d'autant que nous nous trouvons dans une situation qui exige son utilisation, vu que l'emprunt étranger n'est pas autorisé.» Fayçal Tadinit fait le pari que le risque de ce recours à la planche à billets n'est pas l'inflation, étant donné que les fonds mobilisés en vertu de ce mécanisme seront affectés au budget d'équipement, mais dans l'usage dont on fait des fonds.
Il a souligné sur sa lancée que la planche à billets ne doit pas être une fin en soi. Il a souligné que l'Etat doit privilégier les mesures d'attractivité en faveur des capitaux dormants ; allusion faite à la nécessité d'augmenter les taux d'intérêts auprès des banques en vue de drainer les capitaux et lancer la finance islamique pour attirer les épargnes et augmenter le volume des liquidités à même d'améliorer la situation financière du pays. Les réformes du gouvernement ne se dessinent jusqu'ici qu'en pointillé, en attendant un décret présidentiel dans lequel sont consignées les réformes économiques et financières qui accompagneront la planche à billets, à en croire le Premier ministre.


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