Une trentaine d'agents du personnel navigant commercial (PNC), hôtesses et stewards d'Air Algérie, ont observé hier matin un sit-in de protestation au niveau de la direction des opérations à l'aéroport d'Alger. Ce sit-in s'est tenu à l'appel du Syndicat national du personnel navigant commercial algérien (SNPNCA) pour exprimer «leur mécontentement suite à la non-application d'un accord conclu avec la direction de la compagnie aérienne nationale». Selon nos sources, il s'agit particulièrement du problème des CDD et CDI. Contacté, Amine Andaloussi, chargé de la communication à Air Algérie, confirme l'information et ajoute que ce sit-in a été «sans incidence sur les vols. Il y a toute une opération de transfert de CDD en CDI qui a été enclenchée par la direction générale la semaine passée, pas uniquement les PNC, mais qui touche tous les corps de métier selon des critères bien précis, telles que l'ancienneté, la performance et l'étude du dossier». Ce mouvement de protestation vient à quelques jours du transfert des vols d'Air Algérie au nouvel aéroport d'Alger. «Cette infrastructure va nous permettre de gagner plus de parts de marché et améliorer le service», révèle la cellule de communication de la compagnie dans la page Facebook (Air Algérie Médias), un espace dédié aux journalistes, médias ou responsables de site internet d'actualité. La compagnie aérienne a connu en 2018 plusieurs frictions sociales, des turbulences dues à des grèves déclenchées par le personnel navigant commercial qui réclame, entre autres, l'augmentation des salaires. Mais l'équilibre financier d'Air Algérie reste fragile au regard des charges de cette entreprise (masse salariale et coûts d'exploitation relatifs à la maintenance et au carburant). La compagnie subit, ces dernières années, une concurrence de plus en plus féroce des compagnies étrangères. Une vingtaine d'autres transporteurs sont présents dans le ciel algérien (Turkish Airlines, Emirates Airlines, Lufthansa, Air France…).