Rachid Merzougui, dit Baya, est un artiste à part entière. D'abord, c'est un homme tranquille et gentil, toujours égal à lui-même, toujours avec ses cheveux longs, aujourd'hui un peu grisonnants, et son éternelle barbe de quelques jours. Il est doué, bourré de talents, un parfait touche-à-tout. Il vient de sortir à la retraite du secteur de la santé, où il travaillait en tant que technicien supérieur. Trente-trois ans dans le secteur de la santé, il faut le faire, il a commencé à l'âge de 19 ans. Aujourd'hui, à 52 ans, il est toujours jeune, avec son apparence et son allure de hippy revenant de loin, et sûrement avec la morale de quelqu'un aimant plus que tout la liberté. Dès l'adolescence, il s'est entiché de la peinture, puis au début des années 1980, c'est la passion de la photo qui le prendra tout entier pour ne plus le quitter. Il créera un club de la photographie à la maison de jeunes de Guelma, puis enseignera la photo au centre culturel de Belkheir. En cours de route, il connaîtra les arcanes de l'informatique, et là, avec les logiciels de retouche de la photographie, il va donner libre cours à son cœur ! Des expositions, bien sûr, il en a fait. La dernière a eu lieu à la maison de la culture de Guelma, où il a donné à voir 70 photos artistiques avec en exergue les mots suivants : « Figer l'instant, l'éterniser à tout jamais, l'observer par la suite et le manipuler selon ma propre vision des choses. » A partir d'un sujet photographié, il en fait artistiquement autre chose. La création est ouverte... à l'aventure !