Les habitants de plusieurs localités de la capitale vivent au rythme des protestations contre les coupures d'eau. Les habitants de plusieurs quartiers et localités de la capitale ont protesté ces deux derniers jours contre les coupures d'eau inopinées. A Bordj El Kiffan, les citoyens frondeurs ont bloqué la RN24 au niveau du lotissement Rassauta, et ce, durant une bonne partie de la matinée d'hier, pour protester contre les coupures récurrentes de l'eau potable. «Cela fait exactement une semaine que nous sommes sans eau. Avec les chaleurs de l'été, conjuguées au manque d'hygiène généré par l'absence de l'eau dans les robinets, cela peut nous conduire à une situation plus grave, celle de la propagation des maladies. Nous avons, avant de recourir à cette démonstration de rue, pris attache, à maintes reprises, avec les responsables de la Seaal. Ces derniers nous répondent toujours par la même réponse : on ne peut rien faire, car les barrages sont à sec», confie un habitant du lotissement. Outre la route nationale, la ligne du tramway a été également bloquée par les manifestants, obligeant les voyageurs à descendre des rames et à marcher sur plusieurs centaines de mètres pour rejoindre les premiers arrêts de bus qui se trouvent en dehors du périmètre bloqué par les citoyens protestataires. «Cette démonstration de rue est nécessaire, même si des citoyens comme nous se retrouvent pénalisés», soutient un habitant de Rassauta. Et de déplorer : «C'est la deuxième fois en un mois que nous avons recours au blocage de la route nationale. Cela ne nous a pas permis de retrouver une régularité dans l'alimentation en eau. Au contraire, les coupures se sont poursuivies, sans aucun préavis». Des citoyens de ce lotissement affirment que le programme d'alimentation établi par la Seaal n'a jamais été respecté. «Les première maisons du lotissement, celles qui se trouvent près de la canalisation principale ne connaissent pas ces coupures, par contre les maisons qui sont situées à seulement 50 m de la canalisation n'ont pas vu une goutte d'eau depuis une semaine», précise-t-il. Outre le lotissement de la Rassauta, les habitants d'autres quartiers de l'est de la capitale ont dû recourir au blocage de la route nationale et de la ligne du tramway au cours de la même semaine, à l'instar des habitants du quartier dit La Terre familiale, qui se trouve à cheval entre la commune de Bordj El Bahri et la localité de Dergana. Les habitants de ce quartier tentaculaire ont bloqué la RN24 tout au long de l'après-midi d'avant-hier. «C'est une situation qui ne peut plus durer, car nous sommes sans eau depuis dix jours. Le problème, d'après les responsables de la Seaal, est dû au manque de pression. Mais depuis que nous avons demandé à ce que ce problème soit réglé, rien n'a été fait et nous continuons de subir quotidiennement les désagréments de ces coupures», affirment-ils. La même situation prévaut par ailleurs dans l'ouest de la capitale, notamment dans les quartiers et cités de Zéralda, Aïn Benian, Rahmania, Staouéli, Douéra et Mahalma. Des habitants des cités 11 Décembre 1960 et AADL 1256 Logements, entre autres, ont fermé la route reliant les localités de Mahelma, Rahmania et Douéra, au milieu d'un dispositif des éléments de la Gendarmerie nationale, pour porter «leur revendication aux autorités concernées après la coupure d'alimentation en eau potable (près de 10 jours), en dépit de leur appel au numéro vert 1594 pour se renseigner sur les raisons de la coupure auprès des services de la Société des eaux et de l'assainissement d'Alger (Seaal)», selon des protestataires. Les éléments de la Gendarmerie nationale sont intervenus auprès des protestataires pour tenter de rouvrir la route à la circulation automobile, a-t-on constaté. Quant à la RN 24, la circulation routière n'a été ouverte qu'en début d'après-midi d'hier. Advertisements