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Les élections au Liban
Consolidation du confessionnalisme
Publié dans El Watan le 18 - 06 - 2005

Les élections législatives au Liban connaîteront demain leur 4e et dernier round sans que cela change quoi que ce soit au paysage politique libanais que l'on dit lié aux accords interlibanais de Taef qui avaient mis fin à 15 années de guerre civile.
Ce qui est faux, car cet accord n'a fait que reconduire un statu quo, c'est-à-dire une répartition du pouvoir entre les communautés comme le définit avec exactitude le Pacte national, ce fameux accord non écrit de 1943, colonne vertébrale du système confessionnel. Il serait donc hasardeux, voire erroné de croire aux résultats qui n'ont pas la moindre signification politique, l'électorat étant conditionné, sinon contraint, à des choix même s'il y est opposé. Comme le fait de choisir 128 députés, moitié musulmans, et moitié chrétiens. Ce sont les Libanais qui avaient opté pour ce système sans interférence de l'étranger. D'ailleurs, celui-ci étant parti, le système tend se perpétuer. Connu pour ses positions, l'ancien ministre libanais de la Culture Ghassan Salamé a affirmé que ces élections étaient une « consolidation du confessionnalisme, comme cela s'est passé en Irak », et a estimé que les succès électoraux de l'ancien Premier ministre chrétien Michel Aoun n'étaient « pas très importants ». Se faisant le porte-voix de tous ceux qui aspirent au changement dans leur pays, M. Salamé a souligné que les « succès de Michel Aoun parmi les chrétiens, ce ne sont pas des événements très importants ». « Nous assistons au Liban à une consolidation du confessionnalisme et du communautarisme, comme cela s'est passé (en janvier) en Irak. Ce n'est pas une vraie élection. Nous sommes dans une mauvaise logique », a-t-il ajouté. « Ce qui se passe, c'est une déformation de la pratique électorale, de la démocratie. Les communautés font bloc, sans confrontation démocratique, comme les Kurdes l'ont fait en Irak », a poursuivi M. Salamé. Cet homme de culture avait déploré le 23 avril que le « système caricatural confessionnel (libanais) ait été transposé en Irak ». « La guerre d'Irak est un énorme échec », a-t-il affirmé. « Les élections du 30 janvier dernier étaient un recensement confessionnel et non pas une élection démocratique ». Porté par son ambition de jouer un rôle important, en tout cas plus que ne lui permet le mandat qu'il vient de décrocher, Michel Aoun semblait hier mettre ce plan à exécution. Il a, en effet, accusé Saâd Hariri, son rival dans la dernière étape des législatives prévue aujourd'hui au Liban-Nord, d'acheter des voix et qualifié de « rumeur » les accusations d'ingérence des renseignements syriens. « Pendant les élections, ces gens-là (M. Hariri et ses alliés) achètent les consciences », a déclaré le général Aoun dans une conférence de presse à Rabieh, au nord de Beyrouth. « Comment pourrais-je dire que quelqu'un qui corrompt les consciences, viole les consciences avec l'argent, va lutter contre la corruption, quand il est le premier corrupteur », a ajouté ce leader. Le général Aoun, un ex-chef de gouvernement de militaires chrétiens rentré au pays en mai d'un exil forcé de 15 ans en France, a remporté une victoire éclatante dans les régions à dominante chrétienne lors de la 3e étape des législatives le 12 juin. Il a fait alliance avec l'ex-ministre pro-syrien Soleimane Frangié pour affronter M. Hariri et ses listes au Liban-Nord. L'issue du scrutin déterminera la configuration du Parlement, où les sièges sont actuellement divisés entre les différentes forces politiques. Quelque 700 000 votants sont appelés à élire les derniers 28 députés sur un total de 128. Interrogé sur les informations parlant d'une présence d'officiers des renseignements syriens au Liban, malgré la fin du retrait militaire en avril, le général Aoun l'a qualifiée de « rumeur ». Le président américain George W. Bush a sommé, le 10 juin, la Syrie de retirer du Liban ses agents accusés de créer un climat « d'intimidation » pendant le scrutin. Michel Aoun a par contre accusé le ministre de l'Intérieur Hassan Sabeh de faillir à ses responsabilités. « Le ministre de l'Intérieur prétend que des officiers syriens interviennent dans les élections. Il doit démissionner car sa responsabilité est d'arrêter ces personnes et de les traduire en justice ». « Sa mission n'est pas d'informer MM. Larsen et Bush et Mme Rice d'une présence syrienne. Il faut que nous assumions nos responsabilités », a-t-il ajouté, en référence à l'émissaire de l'ONU Terje Roed-Larsen et à la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice. Le général Aoun a défendu en outre son alliance électorale avec M. Frangié et un autre ex-ministre pro-syrien, Michel Murr, et accusé le mouvement de M. Hariri d'être un allié de Damas. « Tous les Libanais au pouvoir depuis 15 ans (date de la fin de la guerre civile) étaient des collaborateurs des Syriens, à commencer par (Rafic) Hariri », ex-Premier ministre et père de Saâd Hariri, assassiné en février, selon lui. « Murr et Frangié ne sont pas moins syriens que Hariri et (le chef druze Walid) Joumblatt qui se veut le gardien de la porte de Damas », a-t-il dit, en allusion à des propos tenus par M. Joumblatt lorsqu'il était encore allié de Damas. « Je suis le seul dans ce pays à ne pas collaborer avec les Syriens », a soutenu le général Aoun, tout en jugeant nécessaire une relation « équilibrée » avec la Syrie voisine. Enfin, le général Aoun a estimé que le Liban pouvait entamer des négociations de paix « seul » avec Israël. Les autorités libanaises ont jusque-là refusé de séparer les volets syrien et libanais. « Nous sommes deux pays séparés désormais et nous n'avons pas le même processus, même si nous maintenons notre soutien à la Syrie pour qu'elle recouvre le Golan et aux Palestiniens pour qu'ils aient leur Etat », a-t-il dit. Le programme est clair, mais le général ne dit pas avec quelles forces il compte le réaliser, et surtout s'il entend se porter candidat à la plus haute charge de l'Etat libanais.

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