La situation encombrante constatée à l'EPH«Ahmed Francis», a contraint les responsables du secteur à recourir aux évacuations des malades sur les hôpitaux des wilayas limitrophes. Se situant sur la RN4, l'Etablissement public hospitalier (EPH) «Ahmed Francis», couvrant aussi les besoins de toute la région Sud de la wilaya, est, quotidiennement, asphyxié par la forte pression des transférés, notamment au pavillon des urgences, apprend-on de sources sûres. «Cette situation encombrante, au niveau des services de l'urgence, s'est toujours répercutée sur la qualité de nos prestations», a tenu à nous souligner un paramédical. Cela dit, les responsables concernés souhaitent le renforcement de la polyclinique de la ville par un service des urgences. L'infrastructure en question dispose, selon les avertis du secteur, de tous les moyens pour être statuée au rang des EPSP (Etablissement de Proximité pour la santé publique). En effet, l'on apprend que l'établissement, ciblé, accueille quotidiennement une moyenne de 450 patients concernés soit par la consultation générale soit par les opérations de radiologie. Déficit manifeste des médecins spécialistes L'actuelle clinique offre toutes les commodités pour être équipée en moyens et autres matériels utiles pour les urgences. À cette incommodité, l'on peut aussi ajouter le déficit manifeste des médecins spécialistes au niveau des trois EPH de la wilaya (Relizane, Oued R'hiou et Mazouna); situation contraignant toujours les responsables du secteur de recourir, en dépit des interdictions du ministère et en dépit des risques qu'encoure le malade durant le trajet, aux évacuations des malades sur les hôpitaux des wilayas limitrophes comme Oran, Mostaganem ou Chelf. À titre d'exemple, l'aile de la pédiatrie de l'EPH «Mohamed Boudiaf» de Relizane accuse un déficit criard en spécialistes où l'enfant, admis de nuit, est appelé à patienter et à supporter surtout sa douleur jusqu'au lever du jour pour être vu par le pédiatre, car le service est géré telle une administration. Le même scénario est vécu par les autres pavillons en attendant des jours meilleurs.