L'incinérateur de l'établissement hospitalier universitaire 1er novembre sis à l'USTO a été remis en service le mois dernier après plusieurs mois d'arrêt programmé. Les responsables du secteur affirment que l'incinérateur a fait l'objet de révisions pour sa mise en conformité avec les normes internationales en matière d'incinération des déchets hospitaliers. Cependant la remise en service a fait l'objet de plusieurs critiques de la part des riverains, notamment les habitants de la cité 1.063 logements AADL, mitoyenne à l'EHU, qui craignent pour leur santé et celle de leurs enfants. L'incinérateur en question laissait échapper régulièrement un nuage noirâtre de fumée qui, outre son odeur nauséeuse, provoque des réactions allergiques pour nourrissons et enfants en bas âge. Une pétition avait été adressée en 2009 par les habitants de cette cité aux autorités locales pour trouver une solution à cette pesante menace. Les contestataires avaient également tenu plusieurs sit-in devant l'entrée de l'EHU. C'est ainsi que le fonctionnement de cet appareil a été suspendu durant quelques mois pour le règlement de ce problème technique, sachant qu'un lit d'hôpital produit un kilogramme de déchets par jour. Pour remédier à cet état de fait, il est préconisé la réalisation d'un incinérateur central, à Oran, loin des groupements urbains. Le projet n'a pas encore vu le jour.Notons que la direction de l'environnement de la wilaya d'Oran a recensé 118 établissements de santé générant annuellement quelque 4.800 tonnes de déchets spéciaux.