Lors de son passage ce jeudi à Relizane, le président du Rassemblement Algérien (RA), le Dr Ali Zaghdoud, saisissant l'opportunité de la présence de représentants de la presse, est revenu les évènements d'actualité, locales soient-elles ou extérieures. Concernant la situation dans le pays, Zaghdoud n'a pas manqué de tirer à boulets rouges sur les partis de l'alliance présidentielle. «Ce sont le FLN, le RND et le MSP qui ont occulté la volonté populaire en asphyxiant le multipartisme» a-t-il affirmé tout en revenant sur les circonstances ayant précédé la confection de l'actuelle mouture de l'actuelle constitution ; il demanda d'ailleurs son annulation. «Notre constitution est née dans des circonstances exceptionnelles dictées par certaines forces appuyées par notre appareil administratif étroitement lié à ces trois partis et, depuis, beaucoup de choses ont évolué. De ce fait, l'on doit aller vers l'instauration d'une nouvelle constitution, allant avec la composante de la société et répondant à ses aspirations» a-t-il précisé. Allant dans ce sillage lié au changement, le président du RA se dit favorable au changement doux et graduel qu'imposera le peuple à travers les urnes. Avec une réelle ouverture permettant l'émergence d'une réelle démocratie au sein de la société, l'on ne peut qu'offrir à tout un chacun de s'exprimer librement et par ricochet lui permettre de choisir ses représentants, notera-t-il. Evoquant les dernières mesures prises par le dernier conseil des ministres, notamment celles concernant l'emploi des jeunes chromeurs issus des universités et autres instituts, Zaghdoud a attiré l'attention sur la nécessité de revoir les textes régissant la Fonction publique qui datent, selon lui, de 1966. Se montrant peu convaincu par toutes les réformes avancées jusque là par le système en place, le président du RA affirme que «l'Algérie a même reculé sur la scène et son mutisme devant les évènements ayant secoué nos voisins en est la preuve» a-t-il souligné en affirmant: «l'Algérie a toujours eu son mot à dire quand il s'agit de problèmes africains ou arabes et l'on pouvait facilement éviter le dérapage que vit le peuple libyen». Tout cet imbroglio, le président du RA l'incombe au président de la République.