Les protestataires sollicitent l'intervention du ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication afin de mettre fin à ce climat de tension qui règne depuis quelques mois. Une crise latente mais insidieuse secoue, ces jours-ci, les arcanes de l'administration d'«Algérie Télécom» à Tiaret. Plusieurs cadres de l'UOT, en effet, quelques jours après le passage du DRT de Chlef et les confrontations avec le directeur, en sont venus à «demander son départ» afin, disent-ils dans une lettre pétition, de «booster l'unité vers l'avant». Une lettre adressée outre le ministère de tutelle et au PDG du groupe au secrétaire général de la fédération des PTIC, au wali de Tiaret et dont copie a été reçue par notre rédaction. Les protestataires tout en signalant «la hogra, la politique des deux poids et deux mesures et les conditions de travail, précaires et insalubres», fustigent «le climat malsain» et en appellent au ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication d'interférer afin de mettre fin à ce climat de tension qui règne depuis voilà quelques mois. Différentes accusations Certains cadres en marge d'une entrevue croient dur comme fer que cette affaire a déteint sur l'activité et sur les investissements restés otages des conflits. Il est bon de rappeler à l'aune de ce tumulte que la direction d'«Algérie Télécom» à Tiaret traverse une grave crise qui a valu, après des péripéties devant le magistrat instructeur près le tribunal de Tiaret, une citation à comparaître en pénal pour différentes accusations à quatorze personnes dont le directeur pour «enfreint à la réglementation régissant le code des marchés publics». Bien que le directeur de l'UOT, qui avait réfuté ses propres propos rapportés par El Watan dans une précédente édition, il serait prématuré et dommageable de le condamner en attendant d'une part l'issue du procès et secundo un probable quitus de sa hiérarchie qui ne s'est pas encore prononcée. Le principal concerné dit «ne faire aucun commentaire» saisi hier pour avoir sa version des faits.