La population de Aïn Melouk, commune située à 15 km au nord du chef-lieu de la daïra de Chelghoum Laïd, et qui compte près de 14 500 âmes, lance un S.O.S. au ministre de la Santé sur la défaillance du service maternité dans leur localité. «Les parturientes de notre agglomération vivent le calvaire depuis quelques années.» «L'accouchement est devenu une véritable galère depuis le transfert, en 1994, de cette prestation au secteur sanitaire de la daïra», lit-on dans la correspondance adressée audit département ministériel. Les dizaines de pétitionnaires sollicitent l'intervention du ministre pour «l'ouverture d'une maternité à Aïn Melouk, l'affectation d'une ambulance et la mise en place d'une structure de gynécologie permanente». Toujours selon les termes de la lettre remise au journal, les intéressés trouvent paradoxal le fait que la structure maternité, qui était disponible et opérationnelle du temps où il n' y avait que quelques milliers d'habitants, soit délocalisée alors que la population a pratiquement quintuplé. Ils s'interrogent aussi sur l'affectation des parturientes vers les services de maternité de Constantine au prétexte «d'accouchement compliqué», alors que ces derniers affirment, dans la plupart des cas admis, que l'accouchement ne présente aucune complication majeure.