Le projet de la gare routière de Médéa qui devait être livrée en 2009, ayant déjà englouti 47 milliards de centimes, reste à la traîne. Le centre-ville de Médéa étouffe en raison du manque d'un plan de circulation, mais surtout en raison des travaux qui ne devraient jamais avoir lieu. Plusieurs tronçons constituant les arènes du centre-ville ont été divisés en double sens. Malgré l'exigüité des routes et le nombre de signataires qui a dépassé les 300 contestataires, ces travaux, qualifiés de replâtrage, ont été opérés par l'ex-wali qui s'est entêté à aller de l'avant et ce, au détriment de la démarche participative qui devait aboutir à la solution optimale. Le projet de la gare routière de Médéa qui devait être livrée en 2009, ayant déjà englouti 47 milliards de centimes, reste à la traîne, en raison du mauvais choix de l'assiette foncière qui est située sur un terrain très glissant. Lors d'une rencontre regroupant le wali de Médéa avec les représentants de la société civile, ces derniers ont insisté sur l'ouverture de la rue qui jouxte le commissariat du quartier Semana, ainsi que celle de la gendarmerie qui reste barricadée à ce jour. D'autre part, certaines poches du centre-ville de Médéa connaissent une flambée exponentielle de vols, d'agressions… Là, la tension est montée d'un cran de la part des représentants de la société civile, qui affirment que les malfrats s'adonnent, en toute quiétude, dès la tombée de la nuit, à la vente des boissons alcoolisées, de stupéfiants, de psychotropes… Des quartiers du centre-ville se sont transformés en de véritables repaires de brigands, comme Beziouache au niveau de la cité Boeing, Theniet El Hdjar, le marché des fruits et légumes et devant le kiosque de la place du 1er Novembre, à proximité de la mosquée Ennour. Des chemins, comme par exemple la rue Bourouis, celui du quartier Baâti, de l'école Beldjebes, récemment revêtus, sont déjà dans un état de dégradation avancée : trottoirs mal finis, nids de poules… témoignent de la qualité des travaux et des matériaux utilisés. L'ancienne ville tombe en ruine et le squat des trottoirs par l'informel a pris des allures tentaculaires, jusqu'à menacer l'entrée de l'hôpital. L'éclairage public est quasi absent et ce, depuis la place du 1er Novembre (centre-ville) jusqu'au quartier Sidi Sahraoui sur un kilomètre de distance où l'obscurité totale règne en maître. Les habitants sont alors contraints de rentrer très tôt, au risque de tomber sur des malfaiteurs aux aguets. Si les anciens sites s'écroulent, les habitants de Médéa, paradoxalement, ne bénéficient que très peu des opérations de distribution de logements, alors que ceux qui ont choisi la solution du bidonville passent pour des prioritaires. Idem pour ceux venant de l'extérieur de la wilaya. De toute évidence, selon l'intervention d'un ex-maire, la région située en aval de la ville de Médéa va souffrir dans les prochaines années d'un grand problème de pollution si on ne réalise pas une station d'épuration, d'autant plus que les eaux usées vont converger inéluctablement vers oued El Merdja, où Médéa puise son AEP. Il y a eu, durant les années passées, dilapidation manifeste des lots de terrain situés sur des zones élevées qui devaient être réservées à l'implantation de réservoirs d'eau potable pour alimenter les nouvelles zones urbaines. Au-delà des problèmes liés à l'AEP, les intervenants reprochent le fait qu'on est en train d'asphyxier la ville de Médéa en vendant pour de pures raisons commerciales des lots de terrain, qui seront systématiquement construits. Côté autorités, et selon la feuille de route avancée par l'actuel wali, quatre secteurs prioritaires vont être pris en charge avec obligation de résultats dans un échéancier défini. Une enveloppe de 20,99 milliards de centimes sera débloquée dans ce sens.