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Des questions cruciales
Sommet de l'Union africaine
Publié dans El Watan le 23 - 01 - 2006

Voilà l'Union africaine (UA) qui risque de perdre de vue les questions essentielles, voire cruciales comme la paix sur le continent et son développement. C'est sa vocation, et elle passe par la prévention et le règlement des conflits - toujours aussi nombreux et plus complexes, la bonne gouvernance et la démocratie.
Ce sont d'ailleurs ces derniers points qui faisaient hier l'objet de réunions séparées auxquelles l'Algérie a pris part. Quant au sommet proprement dit, il s'ouvre aujourd'hui dans la capitale soudanaise, et ses travaux ont été précédés par une forte controverse sur la future présidence en exercice de l'Union. Les Etats-Unis ne se sont d'ailleurs pas privés pour affirmer leur opposition en soulignant qu'elle ne revenait pas automatiquement au pays organisateur. Réponse du premier responsable de ce dernier, le Soudan : le président soudanais, Omar El Béchir, a affirmé hier que le succès de ce sommet est plus important que la question de la candidature soudanaise à la présidence. Il a aussi souligné que le gouvernement soudanais était favorable à laisser le problème du Darfour « dans les mains du président (nigérian) Obasanjo en reconnaissant sa connaissance intime du conflit ». C'est ce qui s'appelle couper la poire en deux, sans que l'on sache si cette proposition de compromis sera retenue. « C'est notre droit d'obtenir la présidence. Pourquoi y renoncerions- nous ? », a déclaré le ministre soudanais de l'Information, Al Zahawi Ibrahim Malek, clamant que le Soudan était soutenu par toute l'Afrique de l'Est. La perspective de voir le président soudanais Omar El Béchir conduire la jeune UA, qui a succédé, en 2002, à la défunte Organisation de l'Union africaine (OUA), a provoqué une vague de protestations en Afrique et dans le monde. En plus du Tchad, en crise ouverte avec Khartoum, des dizaines d'ONG ont protesté contre le fait que le Soudan devienne juge et partie, en raison de son implication dans la guerre qui ensanglante le Darfour, sa province ouest. L'armée gouvernementale et ses milices alliées « djandjawids » sont accusées d'exactions contre les civils, dans ce conflit qui a fait depuis trois ans près de 300 000 morts et plus de deux millions de déplacés. Voilà un autre thème majeur qui amène à parler des capacités africaines dans le maintien de la paix. N'empêche, à la veille de l'ouverture de ce sommet, une seule question était sur toutes les lèvres : qui va succéder au Nigeria et à son président Olusegun Obasanjo ? Aussi, les déclarations et confidences sur ce sujet n'ont cessé depuis samedi. « Si la présidence revient à un pays africain de l'Est, je pense que les chances du Soudan seront très fortes », a assuré M. Malek, sans exclure qu'un pays de l'Afrique centrale l'emporte finalement, citant le Congo Brazzaville. Un membre de la délégation congolaise à Khartoum a confirmé que le président Denis Sassou Nguesso était « intéressé », regrettant que le Soudan ait décidé d'afficher publiquement sa candidature. La présidence tournante de l'UA ne devrait pas être obtenue par un pays d'Afrique de l'Ouest, le Nigeria la détenant depuis l'été 2004. Les règles de l'UA n'obligent pas de confier la présidence au pays hôte du sommet. En juillet dernier, elle avait échappé au dirigeant libyen Maâmar El Kadhafi, M. Obasanjo ayant été reconduit pour six mois. Pour désarmer les critiques, M. Malek a lui aussi précisé que la « question du Darfour resterait dans les mains du Nigeria » en cas de présidence soudanaise. Les rebelles du Darfour ont toutefois prévenu qu'ils se retireraient des pourparlers de paix en cours à Abuja en cas d'élection du président El Béchir. « Si Béchir est élu, ce serait une catastrophe pour l'image du continent », a insisté à Khartoum le secrétaire général de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme (Raddho), Alioune Tine, une des principales ONG d'Afrique. En cas d'impasse, de nombreux délégués estiment que les chefs d'Etat pourraient décider de reconduire M. Obasanjo. « La réalité, c'est qu'il n'y a pas d'autres candidatures de rechange aussi fortes que celle d'Obasanjo. Mais la pire est celle du Soudan », a affirmé Reed Brody, de l'ONG Human Rights Watch.
Pressions extérieures
Et pour boucler la boucle, un diplomate européen, assistant au sommet, a jugé « clair qu'avec Béchir comme président, les aides à l'UA se feront plus rares ». L'Union européenne justement est l'une des sources de financements de la force africaine de paix déployée au Soudan, laquelle, avons-nous appris récemment, est arrivée au bout de ses moyens. C'est là où apparaissent les questions considérées comme vitales et extrêmement importantes pour cette jeune organisation quant à sa crédibilité. Mais hier, un haut responsable de cette organisation a affirmé que la force de paix africaine au Darfour pourrait être transférée à l'Onu, mais devrait rester essentiellement africaine. « Il faut se poser la question de savoir si l'UA a la capacité de mener de façon efficace une opération d'une telle ampleur », a expliqué à Khartoum le commissaire de l'UA pour la paix et la sécurité, l'Algérien Saïd Djinnit. « Nous allons voir avec les Nations unies les conditions dans lesquelles ce transfert se ferait », a-t-il ajouté. « A l'UA, nous insisterons, si le principe est retenu, pour que la mission demeure essentiellement africaine, donc à composante africaine et avec des responsables essentiellement africains », a-t-il affirmé, sans toutefois exclure l'implication « d'autres pays membres de l'Onu ». La mission de l'UA au Darfour (Amis), actuellement forte de plus de 7000 hommes, a été déployée en 2004 dans cette région. L'UA a fait savoir à la mi-janvier qu'elle pourrait passer le relais à l'Onu faute de fonds suffisants. L'Onu a confirmé qu'une telle hypothèse était à l'étude. Le dossier sera examiné par le Conseil de paix et de sécurité de l'UA « avant fin mars », a affirmé M. Djinnit. Il n'est pas inscrit à l'ordre du jour du sommet de Khartoum, afin de ne pas évoquer ce dossier brûlant au Soudan, selon des observateurs. Samedi, le chef de la diplomatie éthiopienne, Seyoum Mesfin, affirmait que son pays rejetait vivement l'internationalisation de la crise du Darfour. Celle-ci est « une question interne qui a seulement besoin du soutien international et non pas de parti pris », a déclaré le ministre éthiopien en référence à la proposition d'envoi de troupes de l'Onu dans cette province. Il a souligné que l'Union africaine est l'organisation la mieux indiquée pour assister les parties concernées à résoudre la crise par des moyens pacifiques et établir la paix et la stabilité dans les pays africains. M. Mesfin a indiqué que l'Ethiopie soutient les efforts du Soudan en vue de régler la crise au Darfour par des moyens pacifiques. Le ministre soudanais de l'Information avait, pour sa part, souligné que « nous acceptons l'intervention de nos frères, mais nous ne tolérons aucune intervention étrangère dans le Darfour ». Mais l'on relèvera que ce ne sont là le plus souvent que de simples discours souvent préjudiciables à l'Afrique, car des interventions sont décidées de l'extérieur. La gestion des conflits au Soudan en est la preuve.


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