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Mohamed Seddiki : Nous avons aussi Belkhadem, Soltani et Ghoul dans le collimateur
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Publié dans El Watan le 27 - 04 - 2012

Mohamed Seddiki, le patron de la Commission nationale de surveillance des élections législatives, s'en est pris violemment, cette semaine, au Premier ministre et patron du RND, qu'il accuse d'abuser de sa fonction pour avantager son parti. Il demande le même traitement pour tous les partis en lice pour les législatives.
- Cette semaine, la commission que vous présidez a décidé de s'en prendre à Ahmed Ouyahia. Pourquoi ?
Je n'ai rien contre Ahmed Ouyahia en tant que personne. Mais en tant que patron d'un parti politique, il y a des dépassements que nous avons décidé de dénoncer. Tous les partis politiques devraient être logés à la même enseigne et nous constatons que ce n'est pas le cas. Personne ne peut remettre en question le travail effectué par Ahmed Ouyahia, Premier ministre, mais aujourd'hui la question est de savoir si c'est le Premier ministre ou le patron du RND qui est en campagne. C'est pour cela que nous lui demandons de clarifier la situation. D'autant que nous avons reçu des plaintes selon lesquelles le RND utilise les moyens de l'Etat pour sa campagne électorale. Imaginez l'effet que cela peut avoir, de voir arriver, lors d'un déplacement de campagne, un Premier ministre/patron d'un parti, escorté par une quinzaine de véhicules, des Land-Rover de la gendarmerie, de la Protection civile et un autre candidat comme Ali Fawzi Rebaïne, patron de Ahd 54, à bord de son véhicule personnel ! C'est pour cela que nous disons qu'un parti ne peut rouler sur des milliards et les autres ne pas avoir un centime.

- N'est-ce pas plutôt au président Bouteflika de trancher la question ?
Ce n'est pas dans mes prérogatives de demander au Président de se prononcer sur cette question. Nous sommes convaincus qu'il est au courant de ce qui se passe pendant cette campagne électorale. Malgré tout, nous espérons qu'Ahmed Ouyahia réglera lui-même le problème.

- Si Ahmed Ouyahia persiste à utiliser les moyens de l'Etat, que comptez-vous faire ?
Le Premier ministre a chargé Bouzghoub (chargé des élus au RND, ndlr) de nous garantir qu'il allait prendre des mesures pour que cessent les dépassements constatés. Depuis, nous n'avons enregistré aucun grief de la part des partis politiques. Il semble qu'Ahmed Ouyahia ait décidé d'arrêter d'utiliser les moyens de transport des wilayas pour ses meetings.

- Mais Ahmed Ouyahia n'est pas le seul à utiliser les moyens de l'Etat pour la campagne…
Je n'ai jamais dit qu'il était le seul ! C'est la presse qui s'est focalisée sur lui. D'autres ministres sont aussi dans le collimateur de la commission, comme Abdelaziz Belkhadem et Bouguerra Soltani qui posent problème. L'un est très proche du cercle présidentiel et l'autre a été ministre pendant très longtemps. Il y a aussi, par exemple, l'affiche de Amar Ghoul, tête de liste d'Alliance verte à Alger et ministre des Travaux publics, qui utilise la construction de l'autoroute comme argument de campagne.
- Le parti Al Adala vient de lancer sa propre télé pour cette élection. C'est un nouveau problème pour la commission que vous présidez ?
Il y a aussi Echourrouk et Ennahar qui ont des télés…

- Oui, mais ce ne sont pas des partis politiques…
Oui, mais qui se cache derrière ces deux quotidiens ?! La commission n'a pas les prérogatives de demander à cheikh Djaballah (patron du parti d'Al Adala) des éclaircissements sur sa supposée télévision. Je rappelle que l'Etat a aussi sa propre télévision dans laquelle les partis étaient interdits. Ce que je souhaite, pour les partis qui ne peuvent pas s'offrir une télé, c'est qu'ils puissent utiliser les moyens de la télévision nationale, qui devrait appartenir à tous les Algériens.
- Vous avez rencontré le ministre de l'Intérieur pour évoquer le problème du financement des partis politiques. Que vous a dit le ministre ?
Le ministre nous a rappelé qu'il n'y avait pas de lois consacrées au financement des partis dans le budget de l'Etat. Nous lui avons demandé de remédier à ce vide juridique et de garantir un financement équitable pour tous les partis, tout en établissant des règles pour la bonne utilisation de cet argent public. L'argent est en train de fausser cette élection. Pour preuve, certains partis n'ont même pas de quoi s'offrir des affiches ! Comment, dans ces conditions, prétendre organiser des élections qui donnent les mêmes chances à tous les partis ! Il faut régler rapidement ce problème pour éviter un financement extérieur des partis politiques.

- Louisa Hanoune, porte-parole du Parti des travailleurs, a accusé certains partis d'avoir déjà eu recours à des financements extérieurs…
Qu'elle apporte les preuves de ce qu'elle avance et les présente à la justice.

- Au lendemain des résultats des élections, vous comptez utiliser l'argument du financement des partis pour justifier les scores obtenus ?
C'est normal qu'on y fasse référence.

- Vu l'image catastrophique que les Algériens ont de ceux qui les gouvernent, pensez-vous réellement que ce soit un avantage de se présenter à cette élection en tant que membre du gouvernement ?
Non, mais les demandes que la commission formule leur sont bénéfiques.

- Vous avez demandé l'établissement d'un bulletin unique, mais cette requête a été rejetée…
En effet. Le gouvernement n'a pas pris en considération nos recommandations, ce qui m'amène à douter sérieusement des engagements pris par l'Exécutif concernant la neutralité et la transparence du prochain scrutin. Les arguments avancés par le ministre de l'Intérieur, Daho Ould Kablia, évoquant l'impossibilité de satisfaire notre revendication m'ont laissé perplexe. On se demande comment ce système de bulletin déjà utilisé par le passé ne peut plus l'être aujourd'hui. Je continue à soutenir que cette revendication était légitime et pouvait éviter d'éventuels problèmes avec les bulletins. L'actualité m'a donné raison, puisque la presse a fait état dernièrement de l'apparition de bulletins scannés.

- Certains membres de la commission critiquent votre façon de présider la CNSEL…
De qui voulez-vous parler ? J'ai toujours agi avec le soutien de tous les membres de la commission. Les sujets que nous soulevons se font après discussion et accord des membres qui siègent dans la commission. Je rappelle à ceux qui auraient la mémoire courte que grâce au travail de la commission, des acquis ont été enregistrés, comme la mise en place des urnes transparentes, l'utilisation de l'encre phosphorescente, la possibilité pour les membres de la commission d'assister au dépouillement des bulletins de vote… Toutes ces victoires politiques ont été obtenues grâce à notre travail.

- Quel rapport entretenez-vous avec Slimane Boudi, président de la Commission nationale de supervision des élections (CNSE) ?
Je respecte M. Boudi en tant que magistrat. Nous n'avons que des relations de travail et je ne l'ai rencontré que lors de son installation à la tête de la CNSE. Je lui transmets tous les signalements que nous réceptionnons.


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