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Ouzellaguen : rencontres-débats sur le Congrès de la Soummam
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Publié dans El Watan le 25 - 07 - 2012

Des historiens de renom ont donné les 12 et 13 de ce mois de juillet une série de communications lors des rencontres-débats sur le congrès de la Soummam organisées par l'association Horizons à la maison de jeunes d'Ighzer Amokrane et au musée d'Ifri, dans la commune d'Ouzellaguen (Béjaïa).
«Le Congrès de la Soummam, 56 ans après, quelle histoire pour 50 ans d'indépendance ?». Tel est le thème retenu pour ces rencontres-débats.Dalila Aït El-Djoudi, chercheure à l'IEP d'Aix En Provence, spécialiste en histoire militaire, s'est chargée de rappeler le tragique itinéraire révolutionnaire de Abane Ramdane. «Un dirigeant autoritaire qui a pris des coups de son vivant et après sa mort», affirmera-t-elle d'emblée. Pourquoi dérangeait-t-il et continue-t-il de déranger à ce jour ? Pour l'oratrice, «ses détracteurs l'accusaient de manœuvres visant à écarter un certain nombre de personnes politiques de la direction de la guerre et de pratiquer un pouvoir trop personnel. Le projet de société démocratique, social et laïc qu'il prônait a suscité aussi de vives critiques. Il sera isolé puis assassiné dans le pur style maffieux».
Que reste-t-il dans les mémoires, aujourd'hui ? «Un sujet de polémique dont le personnage constitue une ligne de fracture entre deux projets de société», répondra l'historienne.
Foued Soufi, chercheur au Crasc d'Oran, estime pour sa part que «Abane a commis quelques erreurs tactiques et n'a pas été très pédagogue. Il a posé des problèmes politiques mais des militaires ainsi que des membres de la délégation extérieure, se sentant ciblés, se sont rebiffés». M. Soufi ne manquera pas de noter qu'«après la mort de son principal soutien, à savoir Larbi Ben M'Hidi, et n'ayant pas de troupes militaires derrière lui, Abane finira par rencontrer son destin».
Une remarque pertinente a attiré, toutefois, l'attention de l'auditoire : Fatima Zohra Guechi, chercheure à l'Université de Constantine, indiquera que «la primauté du politique sur le militaire était une des résolutions destinées pour le futur état algérien indépendant. Ceci n'a pas été compris par certains dirigeants de la révolution lors de la guerre d'indépendance».
Cette lutte fratricide pour le leadership a été aussi, selon Ouarda Siari Tengour, chercheure au Crasc de Constantine, à l'origine de l'absence d'un représentant des Aurès-Nemamcha au Congrès de la Soummam.
Le fait saillant de la kabylisation de la direction de la révolution, décriée par certains, a été par ailleurs relevé par Ali Guenoun, historien à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, dans sa communication intitulée «la suprématie de la Wilaya III dans la direction de la guerre». Il citera, entre autres, Amirouche, Ouamrane, Abane, Krim et Ali Mellah. «Ce n'est pas une question de hasard mais ce sont les circonstances qui ont fait que les kabyles soient à la tête du FLN et de l'ALN. Il fallait se remettre dans le contexte de l'époque pour comprendre», suggérera-t-il. Daho Djerbal, maître de conférences à l'Université d'Alger, lira, pour sa part, un témoignage enregistré auprès d'Ouamrane et ne manquera pas de battre en brèche certaines idées reçues : «le peuple algérien ne s'est pas levé comme un seul homme contre le colonialisme français le 1er novembre 1954. C'est une contre-vérité historique. A l'est du pays, seuls quelques dizaines de militants armés ont entrepris des actions», précisera-t-il en soulignant particulièrement la polémique née de l'institution des grades par le Congrès de la Soummam et de la désignation des officiers par le CCE.
La crise du FLN à l'été 1962 et ses enjeux de Pouvoir a été abordée par Amar-Mohand Amer, chercheur au Crasc d'Oran. Il soutiendra que «les évènements ayant marqué l'année 1956 ont des répercussions directes sur ce qui s'est passé en 1962» en exhibant le livre de Mabrouk Belhocine «Le courrier Alger-Le Caire 1954-1956» qu'il qualifie de très explicite à ce sujet.
Outre Méditerranée, un sondage réalisé par le Pr. J-C Jauffret, professeur à l'IEP d'Aix En Provence, auprès de 1000 soldats du contingent français ayant participé à la guerre d'Algérie fit ressortir une expérience douloureuse pour 64% d'entre eux et, le confiera-t-il, «une fierté d'avoir accompli leur devoir chez 3%».
L'ensemble des participants à ces rencontres-débats ont estimé que le Congrès de la Soummam a été pour beaucoup dans le triomphe de la révolution algérienne malgré les crises qu'il a engendré et les liquidations physiques qui en ont résulté.


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