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le théâtre traditionnel de marionnettes du Japon
Spectacle-événement du Bunraku en Algérie
Publié dans El Watan le 16 - 08 - 2012

Depuis le Xe ou XIe siècle, il y a eu une longue tradition du théâtre de marionnettes japonais. Mais l'origine de ce qu'on appelle actuellement «bunraku» remonterait au XVIIe siècle.
En 1684, un grand récitant, Takemoto Gidayu (1651-1714), ouvrit son propre théâtre nommé Takemotoza à Osaka et créa le spectacle de marionnettes : le Ningyo (marionnette)-Joruri (récit). Avec la participation de Chikamatsu Monzaemon (1653-1724), un grand dramaturge, et de Takeda Izumo (1747), un régisseur compétent de théâtre, la troupe eut un grand succès. Au XIXe siècle,
Uemura Bunrakuken fonda le théâtre de marionnettes «bunrakuza» à Osaka, et le Ningyo-Joruri se fit appeler «bunraku». Aujourd'hui, avec le kabuki et le nô, le bunraku est devenu un des trois grands arts de théâtres traditionnels du Japon.
Son style, composé des 3 éléments artistiques, est unique parmi les théâtres de marionnettes du monde entier : la narration (Gidayu-bushi), la musique de Shaisen et la manipulation des marionnettes gidayu-bushi (ou on dit aussi jôruri), provient du nom de Takemoto Gidayu, signifiant tant la pièce du théâtre de bunraku que la manière de chanter et de réciter l'histoire. Le tayu, le récitant de Gidayu-bushi, récite non seulement des dialogues de tous les personnages, mais aussi des situations et des explications de chaque scène. Passant facilement d'une voix féminine à une voix masculine, il interprète plusieurs rôles en modifiant pour chaque rôle l'expression de son visage.
Shamisen (instrument à trois cordes)
Le rôle du joueur de shamisen est d'accompagner et de souligner l'expression du récitant. Sa musique crée parfaitement l'atmosphère des scènes en exprimant les mouvements et les émotions des personnages. Ecoutant les mélodies diverses, les spectateurs peuvent facilement comprendre la différence entre les bruits de pas d'une fille de noble ou de marchand, la joie ou le chagrin, la pluie ou la neige (!) Généralement, une marionnette est manipulée par trois marionnettistes visibles sur scène : le maître marionnettiste (omozukai) manipule la tête et le bras droit. Un assistant (hidarizukai) manipule le bras gauche et un autre (ashizukai), les jambes. Absorbés par les scènes raffinées et harmonieuses de l'art des marionnettistes, des récitants et des joueurs de shamisen, les spectateurs se plongent dans le monde de l'histoire dramatique.
En ce moment, on pourrait dire que la présence des marionnettistes «disparaît» de la scène. Proclamé «bien culturel immatériel important» en 1955 par le gouvernement, le bunraku a été désigné en novembre 2003 par l'Unesco en tant que patrimoine oral et immatériel de l'humanité. Dans la troupe de bunraku, il y a six trésors nationaux vivants : Takemoto Sumitayu (récitant), Yoshida Bunjaku (marionnettiste), Yoshida Minosuke (marionnettiste), Tsuruzawa Kanji (joueur de shamisen), Takemoto Gendayu (récitant) et Tsuruzawa Seiji (joueur de shamisen).
A présent, environ 90 artistes appartiennent au théâtre national de bunraku d'Osaka et déploient leurs efforts à la conservation et à l'évolution de cette forme unique d'art. Les représentations régulières sont exécutées à Osaka et à Tokyo, en outre, au printemps et en automne, une partie de la troupe voyage le Japon afin de faire la tournée théâtrale. Depuis les années 1960, le théâtre de bunraku organise des représentations de gala à l'étranger. Jusqu'à présent, la troupe a déjà été invitée aux Etats-Unis, en Belgique, en Angleterre, en Chine, en Nouvelle-Zélande, en Australie, en France, en Allemagne, en Corée de Sud et dans les pays nordiques. Aujourd'hui, la beauté du bunraku est admirée non seulement au Japon, mais dans le monde entier.


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