Une journée de formation et d'informations sur les pathologies apicoles a été organisée récemment, conjointement par l'Association locale des apiculteurs et la coopérative apicole de la wilaya de Blida, au profit des éleveurs d'abeilles de la région ouest de la wilaya. Mohamed Hamzaoui, président de l'association, a tenu à rassembler, au niveau de la salle de conférences du centre culturel de La Chiffa, les professionnels de l'élevage d'abeilles, afin d'échanger avec le Dr Nizar Djamel Haddad, chercheur jordanien et directeur du Centre jordanien de recherche et de vulgarisation agricole, l'expérience de son pays en matière apicole. Les débats se sont axés sur la thématique de la lutte contre les maladies touchant l'abeille et la ruche et les moyens à mettre en œuvre pour diagnostiquer et traiter les différentes pathologies auxquelles les apiculteurs font face. «L'objectif de cette rencontre est celui de comprendre le fonctionnement et les mécanismes mis en place par le laboratoire jordanien pour maîtriser les maladies apicoles, ainsi que la relation existant entre les chercheurs et les éleveurs et son impact sur la production», souligne le directeur de l'Association des apiculteurs de la wilaya de Blida. Pour le Dr Adjlane, expert en apiculture et qui vient de soutenir sa thèse de doctorat à l'Ecole nationale d'agronomie d'El Harrach, intitulée «Etude des maladies bactériennes et virales de l'abeille locale», le problème des éleveurs locaux réside dans le manque d'informations sur les pathologies apicoles et l'indisponibilité des pesticides pour maîtriser les maladies touchant l'abeille. Pour notre interlocuteur, la création d'un laboratoire spécialisé dans la pathologie apicole se pose avec acuité. «Il est vrai qu'il existe un laboratoire de médecine vétérinaire, mais nos spécialistes ne maîtrisent pas pour autant les pathologies apicoles», révèle-t-il. Quant à l'expert jordanien, il se dit prêt à mettre son savoir et son expérience au profit des apiculteurs algériens.