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aurait-elle profité aux réseaux de la contrebande ?
Etude d'évaluation des ressources en corail rouge pour la reprise de la pêche en Algérie
Publié dans El Watan le 28 - 01 - 2013

Les schémas prévus dans le plan de gestion durable proposés et l'état des lieux tant du point de vue de la qualité que de la quantité dressé par les chercheurs du Groupement français auquel fut confiée en septembre 2006 l'étude d'évaluation des ressources en corail rouge le long des côtes algériennes, auraient-ils été utilisés à des fins autres que celles qui étaient initialement prévues, c'est-à-dire la réouverture de la pêche au corail, suspendue depuis 2001 ?
La réponse peut être affirmative puisque nombreuses sont nos sources à assurer que «les braconniers et les réseaux criminels spécialisés dans la contrebande qui les emploient sont au fait du moindre mouvement, information ou activité de pêche et de contrôle des ‘‘filons'' de corail et sont déjà informés des conclusions de l'étude». D'autant que depuis ces trois dernières années, le commerce illégal de l'or rouge connaît un essor sans précédent, et le braconnage sévit comme jamais dans notre pays. Un constat auquel ont d'ailleurs officiellement ou officieusement souscrit plus d'un parmi tous ceux que nous avons interrogés. «Depuis ces trois dernières années », c'est-à-dire en 2009, année où le ministère de la Pêche et des ressources halieutiques (MPRH) fut destinataire des conclusions de l'étude réalisée sur trois phases par le bureau Creocean, la société Comex et le Centre national de recherche scientifique (CNRS).
Une étude qui, faut-il le souligner, avait coûté excessivement cher à l'Algérie et pour laquelle de colossaux moyens humains, matériels, techniques et logistiques avaient été mobilisés par le partenaire étranger pour «l'analyse bibliographique qui a permis de faire une synthèse sur les données de pêche, de localisation et sur les paramètres biologiques de cette espèce. L'évaluation des ressources a fait l'objet de deux campagnes en mer avec le navire Janus II de la Comex : une mission de cartographie et bathymétrie de 33 zones, de 9 km2 chacune, le long du littoral, une mission d'acquisition de nouvelles données (localisation, densité, structure de population, croissance, état des peuplements).
Pour ceci, des techniques novatrices telles que la sclérochronologie (étude de la croissance) et la photogrammétrie (mesure à partir de photographies sous-marines) ont été mises en œuvre par le CNRS associé à Creocean», nous a-t-on expliqué. Toutefois, et malgré notre insistance, aucun des représentants de ces trois organismes que nous avons contactés n'a laissé filtrer le moindre mot sur les données relatives à leur étude, se limitant à souligner avoir dit oui pour la reprise de la pêche au corail à travers trois scénarios susceptibles de garantir une gestion durable de l'espèce.
Achevée en 2009, après trois années de travaux et de recherches, l'étude d'évaluation des ressources en corail rouge a été remise au MPRH. Nous avions proposé trois scénarios pour une gestion durable. Nous nous étonnons que la pêche soit toujours interdite. Plusieurs correspondances ont été adressées à notre client (MPRH) pour rendre publiques les données de cette étude, la dernière en date remonte à fin 2012. La réponse était toujours la même, les données et les conclusions doivent restées confidentielles.
Pour Sébastien Thorin, Docteur en écologie marine et ex-chargé d'études Ecologie marine-hydrogéologie, «c'est le ministère algérien de la pêche qui nous a demandé de garder confidentielles les conclusions de l'enquête». Actuellement responsable de la cellule Recherche et Développement-Environnement Méditerranéen et Tropical à Creocean, M. Thorin ajoute : «Les orientations et recommandations de l'étude étaient bien précises et loin d'être complexes. Je ne peux, par contre, rien déclarer à propos des données auxquelles nous avions abouti (les stocks, les sites, les quantités…).
C'est votre MPRH qui nous a demandé de garder confidentielles les conclusions. Nous sommes tenus de nous conformer à la demande de nos clients. Nous l'avons maintes fois saisi pour nous autoriser à diffuser les données en question. La dernière correspondance remonte à fin 2012. C'était à chaque fois un niet catégorique. Les raisons ? Je les ignore. C'est dommage qu'une étude qui a coûté très cher ait fini aux oubliettes. Il est évident que maintenir interdite la pêche au corail ne peut qu'encourager l'expansion de la pêche illicite et profiter aux animateurs du circuit de braconnage. Une chose est sûre, en corail rouge, vos fonds marins renferment l'un des plus grands gisements en Méditerranée si ce n'est au monde. Je ne peux pas vous en dire plus.»
De son côté, Jean-Pierre Feral, président du Conseil scientifique de l'Institut écologie environnement (INEE) du CNRS et co-directeur de l'Observatoire hommes-milieux (OHM) Littoral-Méditerranéen (Marseille) abonde dans le même sens. «Vous me replongez bien des années en arrière à propos d'un programme qui avait généré finalement plus de difficultés que de bénéfices pour le laboratoire que je dirigeais. Vous devez tout d'abord savoir qu'il s'agissait d'un dossier traité dans le cadre d'un marché public avec pour maître d'ouvrage, le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques (MPRH) de votre pays, et comme maître d'œuvre, Creocean.
Dimar, mon laboratoire, et la Comex étions des partenaires associés. Cela implique de facto des clauses de confidentialité concernant cette étude et notamment l'accord donné par le maître d'ouvrage au maître d'œuvre pour communiquer sur les résultats. Or, à ma connaissance, jusqu'à présent, le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques algérien (MPRH) souhaite garder confidentielles ces données. En ce qui concerne les circuits d'exploitation et de distribution du corail rouge en Algérie et en Europe, c'est sûrement en Algérie que vous aurez une réponse. Quant au classement de l'Algérie pour cette pêcherie, des organismes comme la FAO en ont fourni les données nécessaires, sachant que si le Corallium rubrum est propre à la Méditerranée, d'autres espèces de Corallium sont exploitées ailleurs. Quant à sa côte, elle est sans doute très fluctuante comme celle de toute matière première dont la quantité mise à terre n'est pas prévisible, connue ou biaisée d'une façon ou d'une autre.»


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