La multiplication des incidents au niveau de la raffinerie de Skikda ne reflète en aucun cas de risque réel d'incident majeur. C'est ce qu'a précisé hier, en marge du symposium de l'AIG, le vice-président aval de Sonatrach, Abdelkader Benchouia. Le patron de l'activité aval et par conséquent du raffinage, a estimé que bien trop souvent, les gens oublient qu'il est «plus difficile de rénover une raffinerie que d'en réaliser une neuve». C'est ainsi qu'il a attribué le dernier incendie, quatrième du genre, au niveau de la raffinerie de Skikda, à une erreur commise par l'entreprise chargée des travaux de réhabilitation de la raffinerie, à savoir le sud-coréen Samsung. Une entreprise qui devra se ressaisir, selon les propos du responsable, si elle veut encore prétendre à des projets du genre en Algérie. Ainsi, M. Benchouia nous a confié qu'«il ne faut pas oublier qu'il y a actuellement 4 nouvelles raffineries en projet». Reste que l'incident de la semaine dernière est, selon lui, mineur qui n'aura aucun impact sur la production de la raffinerie puisque l'incendie a touché une sous-station électrique de l'unité, à l'arrêt pour des travaux de réhabilitation. Rappelons qu'un communiqué de Sonatrach précisait vendredi que l'incendie avait touché «la sous-station 5 prévue pour alimenter l'unité topping 11». Les équipements endommagés sont en cours de remplacement, selon le vice-président aval ; les coûts inhérents à l'opération seront pris en charge par Samsung. Et de préciser que la réception du projet, prévue initialement pour la fin du mois en cours, devrait intervenir au plus tard début mars, ce qui permettra de réduire les importations de carburants. Toutefois, selon M. Benchouia, il faut garder à l'esprit que pour «chaque tonne de gasoil importée, 3 tonnes de brut sont exportées et pour chaque tonne d'essence importée, 1,2 tonne de nafta est exportée».