Les gardes communaux projettent des marches et des actions de protestation à travers les wilayas du pays, particulièrement à Alger. La décision a été prise par les délégués des gardes communaux à l'issue de leur réunion organisée samedi au siège du MDS à Alger. A l'issue de cette réunion, qui a regroupé des délégués venus de 26 wilayas du pays, des comités de suivi et de solidarité ont été installés par la Coordination nationale de la garde communale. L'annonce a été faite, hier, par Aliouat Lahlou, membre actif de la coordination qui a précisé que les gardes communaux ont décidé de poursuivre leurs actions de protestation. A ce sujet, notre interlocuteur a précisé qu'un sit-in aura lieu, aujourd'hui, devant le siège du tribunal de Tiaret à l'occasion du procès dit des «œuvres sociales», engagé par les gardes communaux à l'encontre du délégué de la garde communale de la wilaya. A propos des agents licenciés, M. Lahlou a affirmé que plusieurs cas de licenciement abusif ont été signalés. Selon lui, «des éléments sont radiés par des commissions de discipline des délégations de wilaya. Ils sont accusés d'attroupement illégal, et ce, à l'occasion des marches organisées par les gardes communaux». A ce sujet, Aliouat Lahlou a confirmé que le rôle de ce comité est de suivre le dossier de ces éléments afin de les rétablir dans leurs droits. La réunion organisée à Alger a tranché également la question sur la poursuite des actions de rue qui seront organisées prochainement dans la capitale. «Nous avons décidé pour le moment de sensibiliser le maximum de nos agents à travers des rencontres dans l'ensemble des wilayas du pays. Nous organiserons prochainement un conclave à Relizane.» Notre interlocuteur a précisé que la Coordination nationale de la garde communale procédera, en cas de refus de l'administration de répondre favorablement aux revendications des gardes communaux, à des dépôts de plainte. «Nous allons même saisir les instances internationales sur notre dossier», a-t-il indiqué.