La colère a atteint son paroxysme chez les transporteurs des bus. Avec la mise en fourrière, depuis le début du Ramadhan, d'une vingtaine de bus pour stationnement dans un lieu interdit, les professionnels ont décidé de boycotter cette décision avec un rassemblement qu'ils ont prévu, pour le début du mois de septembre, devant le siège de la Direction des transports. Ils demandent le gel de la décision et exigent des éclaircissements sur les changements annoncés par le nouveau plan de transport. Une assemblée générale, regroupant les adhérents aux deux syndicats qui sont l'Union nationale des transporteurs algériens (UNAT) et l'Organisation nationale des transporteurs algériens (ONTA), est prévue, la semaine prochaine, pour débattre à nouveau des préoccupations des transporteurs et fixer, par là même, la date du sit-in. «Jusqu'à l'heure actuelle, aucune information ne nous est parvenue sur ce que prévoit ce plan de transport comme changement», précise-t-on du côté des syndicalistes. La seule sortie effectuée la semaine dernière à Oran, sur initiative des deux syndicats, avec un bureau d'étude algérien, a révélé une série de contraintes, notamment des changements d'itinéraires qui risquent de perturber le tracé de plusieurs lignes urbaines, ajoute-t-on. Les exploitants des lignes espèrent que des solutions soient apportées faute de quoi un sit-in sera observé pour dénoncer le mutisme de la Direction des transports à l'égard des transporteurs. D'autres détails sont également exigés en ce qui concerne le projet d'extension du tramway. Les professionnels appréhendent le pire si certains changements opérés sont synonymes de suppression de lignes et par conséquent de cessation d'activité.