Structurés au sein d'une récente association, de jeunes agriculteurs installés dans le périmètre Boutouil, dans la commune de Moghrar, lancent un appel de détresse pour mettre fin à la hogra administrative. Près d'une cinquantaine de bénéficiaires de parcelles d'une superficie de 5 ha, destinées à la mise en valeur par concession, vivent une situation harassante depuis la création de l'ONTA (Office national des terres agricoles). Ces derniers, ayant fondé leurs espoirs sur l'agriculture et l'élevage, refusent le forage collectif qui, disent-ils, n'arrange personne. Ce forage collectif, réalisé depuis plus d'une décennie, du temps de la GCA, est devenu une source de conflits (certains d'entre eux tergiversent sur le paiement des factures d'électricité, sur les réparations ou l'achat de pompe immergée). Affectés par cette triste situation et sachant que cette zone jouit d'un potentiel hydrogéologique plus que suffisant, ils réclament l'autorisation pour le fonçage de puits individuels allant de 20 à 30 mètres de profondeur, destinés à l'irrigation de leur propre parcelle. Cela pourrait générer, disent-ils, la stabilité et l'amélioration des conditions de vie dans ce périmètre de 200 ha. La majorité d'entre eux n'ont pas bénéficié de l'électricité comme prévu, ni d'arbres fruitiers (olivier, figuier, amandier, grenadier, abricotier) et encore moins de brise-vent maintes fois promis. Par l'indifférence des responsables concernés, ils s'estiment totalement ignorés. A présent, ces agriculteurs, apparemment défavorisés, ont transmis leurs propositions et souhaitent vivement que la direction des services agricoles prenne au sérieux leurs revendications.