Un mouvement spontané des chauffeurs de taxis de la ville de Tiaret a eu lieu avant-hier matin au niveau de la gare routière, située route d'Alger, en signe de protestation contre «la présence de clandestins», selon un des deux responsables syndicaux de cette corporation affiliée à l'UGCAA. Ce dernier, monsieur Rafik Djillali, affirme que «les clandestins viennent garer leurs véhicules au niveau de la gare pour transporter les clients». Le sit-in opéré par quelques dizaines de taxieurs est un message adressé aux autorités par les chauffeurs de taxis qui contestent le prix de la course pratiqué par «les clandestins», qui est de 50 dinars au lieu des 80 qu'encaissent les taxieurs. A vrai dire, ces derniers ne se sont pas astreints à la dernière mesure, pourtant édictée en commun accord entre le syndicat affilié à l'UNAT et les pouvoirs publics sur une tarification personnelle de l'ordre de 20 dinars la place. Un paradoxe que les responsables locaux (la direction des transports, l'APC, l'UGCAA, l'UNAT et même les services de sécurité) se doivent de régler si on veut éviter aux usagers cette «dictature des prix qui défie le bon sens». Les services de l'ordre public promettent une lutte sans merci contre les «clandestins».